pasquinade
nom, féminin, /paskinadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Placard satirique attaché à la statue de Pasquin.
Il y a eu une pasquinade à Rome, qui disait que, le cardinal Alfieri s'étant confessé, gli hanno date per penitenza quattro corone ; ce dernier mot, à leur manière, veut dire quatre chapelets aussi bien que quatre couronnes — Pellisson (1624-1693)
Par extension, raillerie bouffonne et triviale.
Il courut cent pasquinades représentant milord Aaron et milord Judas, séants dans la chambre des pairs — Voltaire (1694-1778)
Ballottée entre deux guerres civiles sur les bords de la Tamise, elle [la reine d'Angleterre] rencontre les crimes sérieux des révolutions ; sur les rivages de la Seine, les pasquinades sanglantes de la Fronde ; là le drame de la liberté, ici sa parodie — Chateaubriand (1768-1848)
Étymologie : Ital. pasquinata, de Pasquino, Pasquin.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Il se dit des Placards satiriques qu’on attachait à la statue de Pasquin à Rome; et, par extension, de Railleries bouffonnes et triviales. Faire des pasquinades. Un faiseur de pasquinades.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pasquinades — pluriel — /paskinadə/
- pasquinade — singulier — /paskinadə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pasquinade#45816.