partisan
nom, masculin, /paʁtizɑ̃/
Voir aussi : forme féminine partisane · forme féminine partisante
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (5 sens)
Littré (1873)
s. m.
Celui qui est attaché à une personne, à un parti. Au féminin. Partisane, celle qui est attachée au parti de quelqu'un, qui en prend la défense. Fig.
Combien le prince a-t-il d'aveugles partisans ? — Pierre Corneille (1606-1684)
Gilotin en gémit, et, sortant, de fureur, Chez tous ses partisans va semer la terreur — Boileau (1636-1711)
Il se dit de ceux qui ont de l'attachement pour quelque chose.
Et tout ce que la gloire a de vrais partisans Le hait [Auguste] trop puissamment pour aimer ses présents — Pierre Corneille (1606-1684)
L'ouvrage le plus plat a, chez les courtisans, De tout temps rencontré de zélés partisans — Boileau (1636-1711)
Officier de troupes légères ou irrégulières qui court le pays et fait une guerre de surprises. Au plur. Troupes qui font une guerre de surprises ou d'avant-postes. Un corps de partisans. Guerre de partisans.
Le capitaine Merle, partisan protestant, fit écorcher vifs trois religieux de l'abbaye d'Issoire — Chateaubriand (1768-1848)
Anciennement. Celui qui faisait des partis ou sociétés pour la levée de certains impôts.
Quelque gros partisan m'achètera bien cher — La Fontaine (1621-1695)
Les partisans nous font sentir toutes les passions l'une après l'autre : l'on commence par le mépris à cause de leur obscurité ; on les envie ensuite, on les hait, on les craint, on les estime quelquefois et on les respecte ; l'on vit assez pour finir à leur égard par la compassion — La Bruyère (1645-1696)
Étymologie : Ital. partigiano ; de partire, partager (voy. PARTIR 1).
Historique : XVe s. La marquise de Montferrat.... grande partisane des François XVIe s. L. Hostilius, grand partisan de la noblesse Je veux laisser à la memoire une marque de fidelle partisan en la personne du duc de Thouars Telle estoit lors l'affection partisane [l'attachement à son parti ; l'esprit de parti] Si l'argent n'estoit prompt pour suppleer à ce defaut, la malignité du temps produisit une vermine de gens que nous appelasmes partisans, qui avançoient la moitié ou le tiers du denier pour avoir le tout ; race vrayement de viperes qui ont fait mourir la France leur mere aussitost qu'ils furent escl…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui est attaché à la fortune d’un parti, qui en épouse les intérêts, qui en prend la défense. Les partisans de César, de Pompée. Les partisans de la république. Cet auteur a bien des partisans. Chacun a ses partisans.
Par extension, Les partisans de la musique italienne. Les partisans de la réforme électorale.
PARTISAN se disait autrefois de Celui qui avait fait un traité avec le roi, pour des affaires de finances, qui avait pris à ferme les revenus de l’état, les impôts, etc. Un riche partisan. Il s’était fait partisan. Les partisans étaient sujets à être recherchés, à être taxés.
PARTISAN se dit encore d’un Officier de troupes légères ou irrégulières, détachées pour faire une guerre de surprises ou d’avant-postes. Faire la guerre en partisan, la guerre de partisan.
Il se dit aussi des Troupes qui font cette sorte de guerre. Un corps de partisans.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- partisans — pluriel — /paʁtizɑ̃/
- partisan — singulier — /paʁtizɑ̃/
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