parrain
nom, masculin, /paʁɛ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (6 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873)
s. m.
Celui qui présente un enfant au baptême, qui le tient sur les fonts, qui répond de sa croyance et lui impose un nom. Fig. Être le parrain de quelque chose, en être le promoteur.
L'église métropolitaine de Rouen avait alors pour évêque Praetextatus, Gaulois d'origine, qui, par une singulière rencontre, était le parrain de Mérowig — AUG. THIERRY
L'institution des parrains et marraines pour les baptisés remonte à l'origine de l'Église : Tertullien en fait mention — MARTIGNY
Celui qui nomme une cloche, un navire, lorsqu'on les bénit.
Dans les ordres militaires, le chevalier qui présente le novice à sa réception.
Bayard m'arma chevalier : je serai comme mon parrain, sans peur et sans reproche — Chateaubriand (1768-1848)
Celui qui accompagnait un chevalier dans un combat singulier, pour lui servir de témoin.
Les combattants choisissaient un parrain qui prenait soin de leur donner des armes égales — Voltaire (1694-1778)
Celui qu'un soldat qui doit être passé par les armes choisit pour lui bander les yeux. Se disait à Goa des personnes riches et considérables qui accompagnaient les condamnés à l'auto-da-fé.
Parrains, à l'Académie française, se dit des deux académiciens qui accompagnent le récipiendaire.
Étymologie : Provenç. pairi ; catal. padri ; espagn. padrino ; portug. padrinho ; ital. patrino ; du bas-latin, patrinus, dérivé de pater, père.
Historique : XIIe s. Li parreins fu ocis e gist en Orient Ses pairins fu l'evesque de Cambrai XIIIe s. Ançois [auparavant] doit estre fait enqueste de son aage par les parens et par les parrins et les marrines XIVe s. Un breton escuier qui avoit nom Bertran, Bertran fu son parin, de fons l'ala levant XVIe s. Parrains dans les duels se sont meslez dans le combat, au lieu d'en estre les juges, ou de separer les combattants comme autrefois Opinion certes qui peut trouver divers parrains, pour le soustennement du pour et du contre Si c'est par les picques que doit passer le condamné, les caporaux sont tenus de…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Celui qui, avec la marraine, présente un enfant aux fonts baptismaux. Il est le parrain de mon fils.
Il se dit aussi de Celui qui est choisi pour assister à la cérémonie de la bénédiction d’une cloche, d’un navire, et pour lui donner un nom.
à l’Académie française, il se dit de Chacun des deux académiciens qui accompagnent le récipiendaire le jour de sa réception en séance publique. Dans l’ordre de la Légion d’honneur, il se dit de Celui qui remet les insignes au nouveau légionnaire.
Il se dit en général de Toute personne qui présente quelqu’un dans un cercle, dans une société savante.
Il se disait autrefois, dans les combats singuliers, de Celui que chaque combattant choisissait pour l’accompagner, pour empêcher la surprise et pour lui servir de témoin. Les deux combattants se trouvèrent au lieu du combat, chacun avec son parrain.
Il se dit aussi figurément de Celui qui est le promoteur d’une idée, d’une théorie, d’une entreprise.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- parrains — pluriel — /paʁɛ̃/
- parrain — singulier — /paʁɛ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée parrain#45686.