parpaillot

parpaillot

nom, masculin, /paʁpajo/

Voir aussi : forme féminine parpaillote

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m. et f.

  1. Nom donné par injure aux calvinistes. Familièrement. Celui qui ne croit pas à la religion révélée. C'est un parpaillot. Balzac et Ménage écrivent parpaillaud.

    Elle aimerait mieux que son enfant mourût sans baptême que d'être parpaillot — Boursault (1638-1701)

    Le bruit a couru que vous alliez troquer votre gouvernement de Guyenne contre celui de Languedoc ; c'était une joie chez toutes les parpaillotes — Voltaire (1694-1778)

Étymologie : On a tiré ce mot de parpaillot, qui a signifié papillon (provenç. parpaillo, ital. parpaglione, qui semble une corruption du latin papilio) ; d'autres l'ont tiré de parpillole, nom d'une petite monnaie, disant que les religionnaires du XVIe siècle l'ayant mise en usage furent appelés de là parpaillauds ou parpaillots ; d'autres font venir ce sobriquet d'un sieur Parpaille, natif d'Orange, et qui, propageant le protestantisme dans le Comtat, fut mis à mort en 1562. Dans Rabelais parpaillot doit signifier papillon.

Historique : En son eage viril [Grangousier] espousa Gargamelle, fille du roi des parpaillots

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n.

  1. T. de raillerie que l’on appliquait autrefois aux Protestants.

  2. Par extension, il s’applique aujourd’hui à une Personne qui ne pratique pas sa religion ou qui n’a pas de religion. Il est familier.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • parpaillots — pluriel — /paʁpajo/
  • parpaillot — singulier — /paʁpajo/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée parpaillot#45674.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.