parfum

parfum

nom, masculin, /paʁfœ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (4 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Odeur aromatique agréable qui s'exhale comme une fumée, comme une vapeur, d'un corps odoriférant. Fig. Le parfum de la louange, des louanges, de la renommée, le plaisir qu'on a de s'entendre louer, d'avoir de la renommée. On dit aussi : Le parfum de la prière s'élève jusqu'à Dieu. On dit de même : un parfum de vertu, de piété. Il y a dans ce livre un parfum d'antiquité, c'est-à-dire on sent que l'auteur de ce livre s'est pénétré du génie des anciens.

    Orangers, arbres que j'adore, Que vos parfums me semblent doux ! — La Fontaine (1621-1695)

    Le père Charles de Condren.... dont la mémoire, toujours fraîche et toujours récente, est douce à toute l'Église comme une composition de parfums — Bossuet (1627-1704)

  2. Composition qui exhale une odeur agréable.

    Les mouches qui meurent dans le parfum en gâtent la bonne odeur — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    On n'a jamais vu depuis à Jérusalem des parfums si excellents que ceux dont la reine de Saba fit présent à Salomon — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

  3. Composition d'une odeur forte dont on se sert dans les lazarets pour purifier les personnes et les choses. Terme de marine. Composition de goudron, genièvre, poudre à canon, etc. pour désinfecter.

  4. Chez les tireurs d'or, composition pour donner le fumage au fil d'argent, afin de le faire passer pour du fil d'or.

  5. Parfum d'août, espèce de poire.

Étymologie : Esp. perfume ; ital. profumo (voy. PARFUMER).

Historique : XVIe s. Si on fait perfum aux images de l'empereur Parfum est une evaporation de medicamens humides, visqueux aucunement, et gras ; il y a deux manieres de parfums et suffumigations, les uns sont secs, les autres humides Pithou, qui ne fut jamais vendeur de parfums [donneur de galbanum]

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Odeur aromatique, agréable, plus ou moins forte, plus ou moins subtile et suave, qui s’exhale d’une substance quelconque et particulièrement des fleurs. Respirer un parfum. Un parfum qui flotte dans l’air. Ces fleurs exhalent un parfum délicieux. Le parfum de ces fleurs entête. Un parfum subtil. Un parfum violent. Le parfum de l’encens.

  2. Fig., Le parfum de la louange, des louanges, Le plaisir qu’on a de s’entendre louer. On dit aussi figurément : Le parfum de la prière s’élève jusqu’à Dieu, est agréable à Dieu.

  3. Fig., Il y a dans ce livre un parfum d’antiquité, On sent, à la lecture de ce livre, que l’auteur s’est pénétré du génie des auteurs anciens.

  4. PARFUM se dit aussi de Produits industriels extraits de certaines fleurs ou obtenus par des procédés chimiques, et dont il s’exhale une odeur agréable. L’essence de rose est un délicieux parfum. Parfums simples, composés, solides, liquides. Aimer les parfums. Avoir horreur des parfums.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • parfums — pluriel — /paʁfœ̃/
  • parfum — singulier — /paʁfœ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée parfum#45554.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.