parasite
adjectif, /paʁazitə/
Grammaire et formes (2)
- parasites — pluriel — /paʁazitə/
- parasite — singulier — /paʁazitə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée parasite#45455.
adjectif, /paʁazitə/
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adjectif
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nom, masculin, /paʁazitə/
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (5 sens)
s. m.
Chez les anciens, sorte d'écornifleur qui faisait métier de manger à la table de quelque riche, en l'amusant par des flatteries et par des plaisanteries. Nom officiel des hommes qui, dans certaines républiques de la Grèce, étaient admis à partager les victimes avec les prêtres et à s'asseoir à la table des magistrats.
Le parasite, sans s'enquérir de ce qu'il n'a que faire [les questions philosophiques] ni se mêler du gouvernement du monde, et croyant que tout va bien et qu'il ne saurait mieux aller, boit, mange et se réjouit, goûtant en repos les délices de la vie, sans être seulement travaillé de mauvais songes ; car, comme il n'a point d'inquiétude le jour, il n'en peut avoir la nuit — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)
Il n'y a point de parasite qui se fasse philosophe, au lieu qu'une infinité de philosophes deviennent tous les jours parasites — Perrot d'Ablancourt (1606-1664)
Aujourd'hui, celui qui fait métier d'aller manger à la table d'autrui.
Ces parasites s'empressaient de manger et de parler ; ils louaient deux sortes de personnes, les morts et eux-mêmes, et jamais leurs contemporains, excepté le maître de la maison — Voltaire (1694-1778)
Ce goût pour la médisance était dans lui [Boileau] du moins en ce temps-là, si dominant et si injuste que dans la même satire il traite de parasite un honnête homme qui souffrait la pauvreté avec courage, et qui la rendait respectable en n'allant jamais manger chez personne ; il s'appelait Pelletier — Voltaire (1694-1778)
Fig. Parasite de l'air, parasite ailé, la mouche.
Tous les moucherons du voisinage, les mouches des lieux voisins, celles qu'avaient apportées de Naples les chevaux de la troupe du roi, celles qu'apportaient de plus loin ceux de la troupe de Mathilde, enfin tous ces insectes ailés qu'on peut appeler les parasites de l'air incommodaient beaucoup les visages — Scarron (1610-1660)
Ce parasite ailé Que nous avons mouche appelé — La Fontaine (1621-1695)
Adj. Plantes parasites, celles qui naissent et croissent sur d'autres corps organisés, vivants ou morts. Substantivement. Vraies parasites, les plantes qui vivent aux dépens des sucs élaborés par d'autres végétaux. Fausses parasites, celles qui ne tirent rien des plantes à l'intérieur ou à l'extérieur desquelles elles se développent et qui leur servent seulement de support, telles sont les mousses sur les arbres. Se dit de plantes qui croissent dans les terres cultivées et qui nuisent aux objets de culture, comme le chiendent, la nielle, le coquelicot. Il se dit aussi, par extension, des productions qui se font dans un corps vivant et qui se développent aux dépens de sa substance. Une excroissance parasite. Fig.
De vieux arbres chargés de plantes parasites — Buffon (1707-1788)
Il est bien d'autres insectes sur lesquels végètent des plantes parasites, soit pendant qu'ils vivent encore, soit après leur mort — Charles Bonnet (1720-1793)
Insecte parasite, insecte qui vit sur un autre animal et aux dépens de sa substance. S. m. pl. Les parasites. Les entozoaires sont des parasites.
Se dit d'un oiseau qui poursuit les mouettes pour les obliger à lâcher leur proie.
Fig. Terme de littérature. Surabondant, superflu (acception considérée comme un néologisme dans le XVIIIE siècle).
Fuis les longueurs, évite les redites, Bannis enfin tous ces mots parasites Qui, malgré vous, dans le style glissés, Rentrent toujours, quoique toujours chassés — Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741)
Des fadaises parasites — LE P. COURBEVILLE
Étymologie : Παράσιτος, celui qui mange à côté d'un autre, de παρὰ, à côté, et σῖτος, aliment.
Historique : XVIe s. Ce sont [les créanciers qui espèrent leur payement] mes candidats, mes parasites, mes salueurs, mes diseurs de bon jour, mes orateurs perpetuels
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
n. m.
T. d’Antiquité — Il se disait de Celui qui faisait métier de s’asseoir à la table d’un riche et de le divertir pendant le repas. Les poètes latins ont souvent mis en scène des parasites.
Il désigne simplement aujourd’hui Celui qui cherche à se nourrir, à vivre aux dépens d’autrui. Cet homme n’est qu’un vulgaire parasite. être entouré de parasites. Faire métier de parasite.
Adjectivement, Plantes parasites, Celles qui se développent sur d’autres plantes, en se nourrissant de leur substance. Insectes parasites, Certains insectes qui vivent sur d’autres animaux aux dépens de leur substance. Substantivement, Les vers intestinaux sont des parasites.
Fig., Mots, expressions, ornements parasites, Mots, expressions, ornements superflus, ou qui reviennent trop souvent dans un même ouvrage. Un style plein d’ornements parasites.
En termes de Physique, Bruits parasites, Perturbations qui troublent la réception des signaux et des sons dans la télégraphie sans fil.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
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Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.