paraclet
nom, masculin, /paʁaklɛ/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Consolateur, nom affecté au Saint-Esprit. Adj.
De là vient qu'il [Jésus] disait à ses saints apôtres : Si je ne m'en retourne à mon Père, l'Esprit paraclet ne descendra pas — Bossuet (1627-1704)
Le Paraclet, monastère de femmes fondé par Abélard, près de Nogent-sur-Seine, Aube.
Un des éons des valentiniens. Nom que les montanistes donnaient à leur fondateur.
Étymologie : Παράϰλητος, invoqué, de παραϰαλεῖν, invoquer, de παρὰ, auprès, et ϰαλεῖν, appeler (comparez CALENDES). Jésus, pour désigner cet Esprit, se servait du mot Peraklit, que le syro-chaldaïque avait emprunté au grec (παράϰλητος) On remarquera que J. de Meung et le peuple disaient paraclit suivant la prononciation du grec moderne.
Historique : XIIIe s. C'est paraclist, c'est esperit, En qui garde riens ne perit, Qui a nom de consolateur, Que mon pere com moi cherist XVIe s. Nom particulierement attribué en nostre eglise au benoist saint Esprit ; l'ignorance du commun peuple le nomma paraclit ; comme aussi ay je veu qu'en mes jeunes ans, dans les eglises, on appelloit le Saint Esprit spiritum paraclytum, non paracletum
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Nom qui signifie Consolateur et qui est affecté particulièrement au Saint-Esprit.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- paraclets — pluriel — /paʁaklɛ/
- paraclet — singulier — /paʁaklɛ/
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