parabolé · parabole

parabolé

adjectif

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1877 (1 sens)

Littré — Supplément (1877)

adj.

  1. Qui est en forme de parabole. Réflecteurs parabolés de l'Arc de triomphe.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Littré — Supplément, 1877, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée PARABOLÉ, ÉE.

parabole

nom, féminin, /paʁabɔlə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Allégorie qui renferme quelque vérité importante. La parabole a deux parties, le corps et l'âme ; le corps est le récit de l'histoire qu'on a imaginée ; et l'âme, le sens moral ou mystique, caché sous les paroles ou récit. Nom donné quelquefois aux Proverbes de Salomon. Les Paraboles de Salomon. Dans l'Écriture, devenir la parabole des nations, devenir un objet de risée.

    Jésus dit toutes ces choses au peuple en paraboles, et il ne leur parlait point sans paraboles — Lemaistre de Sacy (1613-1684)

    Quand je considère attentivement dans l'Évangile la parabole ou plutôt l'histoire du mauvais riche, et que je vois de quelle sorte Jésus-Christ y parle des fortunes de la terre, il me semble d'abord qu'il ne leur laisse aucune espérance au siècle futur — Bossuet (1627-1704)

Étymologie : Παραϐολὴ, action de mettre a côté, d'où comparaison, sorte d'apologue, de παραϐάλλειν, de παρὰ, à côté, et βάλλειν, jeter (voy. BALISTIQUE et comparez PAROLE).

Historique : XIIIe s. Si dist l'en bien en nos escoles Maintes choses par paraboles, Qui moult sunt beles à entendre XIVe s. Et de ce est une parabole XVe s. D'espoir et que vous en diroye ? C'est ung beau bailleur de parolles, Il ne parle qu'en paraboles

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Terme de géométrie. Courbe plane du second degré présentant une double branche infinie ; elle résulte de la section d'un cône par un plan parallèle à son côté. Demi-parabole, la moitié d'une parabole, c'est-à-dire la partie au-dessus ou au-dessous de l'axe.

    Ce fut lui [Apollonius] qui donna le premier aux trois sections coniques les noms de parabole, d'hyperbole et d'ellipse, qui non-seulement les distinguent, mais les caractérisent — Fontenelle (1657-1757)

    Archimède paraît avoir été le premier qui ait trouvé la somme d'une progression géométrique infinie, décroissante, et par là il découvrit très ingénieusement la quadrature de la parabole — Fontenelle (1657-1757)

  2. Sous le nom de parabole, on désigne aussi des courbes planes d'un degré supérieur au deuxième, qui présentent une forme analogue à la parabole ordinaire.

  3. Se dit abusivement pour désigner la courbe décrite dans l'atmosphère par une bombe ou tout autre projectile et appelée trajectoire ; dans le vide ce serait une parabole.

    Il est démontré qu'un boulet de canon tiré horizontalement décrit, dans l'hypothèse de la pesanteur constante, une parabole terminée à un certain point par la rencontre de la terre ; mais que, s'il était tiré d'une hauteur qui pût rendre sensible l'inégalité d'action de la pesanteur, il décrirait, au lieu de la parabole, une ellipse dont le centre de la terre serait un des foyers, c'est-à-dire qu'il ferait exactement ce que fait la lune — Fontenelle (1657-1757)

    Que d'un tube de bronze aussitôt la mort vole Dans la direction que fait la parabole — Voltaire (1694-1778)

  4. Terme de mathématique ancienne. Le quotient d'une division.

Étymologie : Παραϐολὴ, action de mettre de côté, et, en mathématique, division ; d'où le nom de parabole appliqué à une section conique, de παραϐάλλειν (voy. PARABOLE 1).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Allégorie qui renferme une idée morale. Il n’est guère usité qu’en parlant des Allégories employées dans l’écriture sainte. Les paraboles de l’évangile. Notre- Seigneur s’est servi de paraboles. La parabole de l’Enfant prodigue. Parler par paraboles. Les Proverbes de Salomon sont aussi appelés Les Paraboles de Salomon.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • paraboles — pluriel — /paʁabɔlə/
  • parabole — singulier — /paʁabɔlə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée parabole#45336.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.