pantalonnade
nom, féminin, /pɑ̃talonadə/ ou /pɑ̃talɔnadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Bouffonnerie et postures comiques semblables à celles d'un Pantalon. Il est venu faire une plaisante pantalonnade.
Cela posé, notre ami Benserade N'eût-il pas fait beaucoup plus sagement De s'en tenir à la pantalonnade ? — Chaulieu (1639-1720)
Subterfuge ridicule.
Un honnête homme eût mieux aimé que vous [Mazarin] lui eussiez dit : j'ai eu tort de vous promettre, que d'ajouter au manquement de parole des pantalonnades pour vous jouer des malheureux — Fénelon (1651-1715)
Fausse démonstration de joie, de douleur, de morale.
Il y a un malheur à ce Mahomet [la tragédie], c'est qu'il finit par une pantalonnade ; mais Lekain dit si bien : Il est donc des remords ! — Voltaire (1694-1778)
Étymologie : Pantalon.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Bouffonnerie, postures comiques, semblables à celles d’un pantalon, d’un farceur. Il est venu faire une pantalonnade, une plaisante pantalonnade.
Il signifie, par extension, Subterfuge ridicule pour sortir d’embarras. Il s’en est tiré par une pantalonnade.
Il signifie aussi Fausse démonstration de joie, de douleur, de bienveillance. Sa joie, sa douleur, l’intérêt qu’il feint de porter à votre affaire n’est qu’une pantalonnade. Le deuil qu’il affiche est une sinistre pantalonnade.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pantalonnades — pluriel — /pɑ̃talɔnadə/ ou /pɑ̃talonadə/
- pantalonnade — singulier — /pɑ̃talɔnadə/ ou /pɑ̃talonadə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée pantalonnade#45194.