panonceau
nom, masculin, /panɔ̃so/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. m.
Écusson d'armoirie, tel qu'on le met sur un poteau, pour marquer la juridiction. Les panonceaux du prince, les panonceaux d'un seigneur. Girouette sur laquelle les armes du seigneur étaient peintes ou découpées à jour.
Écusson à la porte des notaires. Les huissiers, les commissaires-priseurs placent aussi des panonceaux au-dessus de leurs portes.
Étymologie : Diminutif de pannon ; provenç. penoncel ; ital. pennoncello.
Historique : XIIe s. Li bon espiés ne fu pas oubliés ; Grans fu li fers, si est bien acerés ; En lonc estoit uns penonciaus fermés [fixé] XIIIe s. Il avoit bien CCC nageurs en sa galie, et à chascun de ses nageurs avoit une targe de ses armes, et à chascune targe avoit un pennoncel de ses armes battu à or XIVe s. Le premier penoncel qui là fu mis present, Ce fu le noble duc à qui Bourbon apent XVe s. Si se tinrent ainsi cette nuit tous armés, chascun dessous sa banniere ou son penonceau XVIe s. Les Albanoys avec demyes lances Bruire faisoient leurs pannonceaulx au vent Les penonceaulx et guydons de l'armée…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Il s’est dit d’un écusson d’armoiries mis sur une affiche, pour lui donner plus d’autorité; ou sur un poteau, comme marque de juridiction. Les panonceaux du prince. Les panonceaux d’un seigneur.
Il se dit aujourd’hui des écussons placés à la porte des officiers ministériels, notaires, huissiers, etc. Il ne s’emploie guère qu’au pluriel.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- panonceaux — pluriel — /panɔ̃so/
- panonceau — singulier — /panɔ̃so/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée panonceau#45165.