paisiblement
adverbe, /pɛzibləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adv.
En paix, d'une manière paisible.
Elle a paisiblement souffert mon entretien — Pierre Corneille (1606-1684)
Bien loin d'en être effrayée [de l'extrême-onction], elle veut la recevoir avec connaissance.... on lui voit paisiblement présenter son corps à cette huile sacrée.... — Bossuet (1627-1704)
Étymologie : Paisible, et le suffixe ment ; wallon, pâhûlmain ; prov. paziblement.
Historique : XIIIe s. Fai moi paisiblement vivre en ceste mortel vie Clers usages et cleres coustumes, usées et acoustumées de lonc tans pesivlement Li dit religious averont et tenront paisiblement.... XIVe s. Adont se sont logiez aux champs et es courtilz, Et là fut le conquest [butin] paisiblement partis XVe s. Puis prirent le portier et le tuerent si paisiblement qu'oncques ne dit mot XVIe s. Il mourut de mort naturelle paisiblement en sa maison Ils furent menez par les janissaires dans leurs maisons paisiblement [sans violence]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
D’une manière paisible, sans trouble. Il dormait bien paisiblement. Jouir paisiblement d’un bien, d’un héritage, etc. Vivre paisiblement. Discuter paisiblement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- paisiblement — forme de base — /pɛzibləmɑ̃/
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