page
nom, /paʒə/
Définitions
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Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.
Chacune des deux faces d'un feuillet de papier portant du texte ou une image.
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Épisode marquant d'une histoire, d'un récit ou d'une vie.
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Feuillet de papier, généralement numéroté, formant une unité dans un livre, un cahier ou un document et portant du texte ou des illustrations.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) · 1873 (6 sens) — Académie 1935 (6 sens)
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
L'un des côtés d'un feuillet de papier, de parchemin, etc. Les deux pages d'un feuillet. Le nombre des pages dans une feuille d'imprimerie est déterminé par le format : il y en a quatre dans une feuille in-folio, huit dans une feuille in-quarto, seize dans une feuille in-octavo, etc. Poétiquement et fig. Page blanche, page où il n'y a rien d'écrit. Fig.
L'Ecclésiaste, après avoir commencé son divin ouvrage par les paroles que j'ai récitées [vanité des vanités], après en avoir rempli toutes les pages du mépris des choses humaines — Bossuet (1627-1704)
De l'encre, du papier ! dit-il [Linière] ; qu'on nous enferme ! Voyons qui de nous deux, plus aisé dans ses vers, Aura plus tôt rempli la page et le revers — Boileau (1636-1711)
Écriture ou impression contenue dans la page. Une page à deux colonnes. Il y a tant de lignes a la page. Terme d'imprimerie. Mettre en pages, rassembler des paquets de composition pour en former des pages. Metteur en pages, le compositeur chargé de cette opération.
Tous les jours malgré moi, cloué sur un ouvrage, Retouchant un endroit, effaçant une page — Boileau (1636-1711)
Tout le mal est dans ce peu [le peu de pages d'un pamphlet] ; seize pages, vous êtes pamphlétaire : faites-en seize cents, vous serez présenté au roi — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Le contenu de la page, par rapport au sens, au style. Fig. C'est la plus belle page de son histoire, c'est l'action qui lui fait le plus d'honneur.
Pour dernier exemple des exagérations dont je me plains, j'alléguerai ce que les mystiques répètent à toutes les pages, que.... — Bossuet (1627-1704)
Deux ou trois pages auraient suffi pour la vérité, les passions firent des livres — Fontenelle (1657-1757)
Terme de botanique. Chacune des deux surfaces d'une feuille plane.
Étymologie : Wallon, pâg, paûg ; prov. espagn. et ital. pagina ; du lat. página, où l'accent est sur a, de pagere, pangere, fixer ; grec πηγνύω. Le sens propre est lame, plaque, chose que l'on fixe. Festus dit autrement : Paginæ dictæ, quod in illis versus (des lignes d'écriture) panguntur, id est figuntur. Bien qu'on ne trouve pas d'exemple de ce mot, il doit être ancien ; car página n'a pu donner page que dans l'origine de la langue.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Jeune garçon attaché au service d'un roi, d'un prince, d'un seigneur. Page de la chambre du roi, ou, simplement, page. Tour de page, malice où il y a de l'espièglerie. Effronté comme un page de cour, ou, simplement, comme un page, hardi jusqu'à l'impudence. Être sorti de page, être hors de page, avoir accompli le temps de son service dans les pages. Substantivement. Le hors de page, récompense qu'on donnait chez le roi aux pages sortant de service. Fig. Être hors de page, être hors de toute dépendance. Mettre hors de page, affranchir de la dépendance.
Page, cherchez Rodrigue, et l'amenez ici — Pierre Corneille (1606-1684)
M. de Dangeau va en poste et par conséquent sans grand équipage, mais avec six gentilshommes et six pages magnifiquement habillés — Pellisson (1624-1693)
Pages de la musique, enfants qui étaient élevés pour chanter devant le roi.
Page de la vénerie, jeune homme destiné à devenir officier de la vénerie.
Pages ou garçons de navire, ancienne dénomination des mousses.
Nom de quelques papillons.
Terme de modes. Petite pince au moyen de laquelle on relève le bas de la robe sans être obligé de la tenir.
Étymologie : Wallon, pag ; ital. paggio. Mot d'origine douteuse ; Diez le tire de παίδιον, disant que le mot a pu venir en Italie par les Grecs ou par les croisades. Il faut remarquer que, primitivement, page n'a nullement le sens de jeune enfant de distinction ; il signifie un domestique de bas étage, valet de cuisine, domestique d'armée. Cela paraît se rapporter davantage au provençal pages, vilain, paguet, petit vilain ; du latin pagensis, qui vient de pagus, lieu de campagne ; page représenterait pagius. Ceci est confirmé par un important passage de Fauchet cité dans du Cange, pagius : « Le mot de page
Historique : XIIIe s. Mieux vaut uns gaians [un géant] c'uns pages, Et deus dismes c'uns terrages Là fu mestre Jehans li pages, Et Poilasne cil de Gamache [ce sont des professeurs de logique] Qui parleront plus bel c'uns pages, C'uns trote à pié, ne c'uns corlieux [courier] XIVe s. [Ils] Metent à mort es herbergages Chevaliers, escuiers et pages Et en cele heure commença un estris [querelle] Des valets et des pages qui gardoient les roncis Son bacinet faiso it à son page porter Vinrent à l'hostel de feu Robert deux larrons ou pillars et un page suivant les routes non communes ; les deux larrons et leur pag…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Chacun des côtés d’un feuillet de papier, de parchemin, de vélin, servant à l’écriture ou à l’impression. Ce livre a 500 pages. La seconde page était blanche. Le haut, le bas de la page. Ce passage est à la page 102. Numéroter et parapher les pages d’un registre.
Il se prend quelquefois pour l’écriture ou pour l’impression contenue dans la page même. Il faut faire la page plus longue d’une ligne. Dans ce volume, la page a trente lignes, il y a trente lignes à la page. Une page à deux, à trois colonnes. Cette page est trop grise, le tirage n’a pas été régulier. On paie ce copiste tant la page.
En termes d’Imprimerie, Mettre en pages, Rassembler plusieurs paquets de composition pour en former des pages d’une longueur déterminée. Ces épreuves ont été corrigées, on peut maintenant les mettre en pages. Mise en pages, Action de mettre en pages ou Résultat de cette action. On a envoyé ces épreuves à la mise en pages. Lire sur la mise en pages. Lire la mise en pages. Metteur en pages, Le compositeur chargé de cette opération.
Mettre en belle page, Placer au recto d’un feuillet le début d’un chapitre de livre ou d’un article de revue.
PAGE se dit aussi du Contenu de la page considéré sous le rapport littéraire. La première page de ce discours est admirable. Il y a de belles pages dans cet ouvrage.
Fig., C’est la plus belle page de son histoire, C’est l’action qui lui fait le plus d’honneur, c’est le moment le plus honorable de sa vie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- pages — pluriel — /paʒə/
- page — singulier — /paʒə/
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