oubliance
nom, féminin, /ublijɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Disposition à oublier.
Effaçons, je vous prie, de notre histoire tout ce qui s'est passé depuis quatre mois ; croyons que ce temps-là arriva au siècle des choses fabuleuses, et, pour notre commun contentement, apprenons ensemble l'art d'oubliance — Guez de Balzac (1597-1654)
Étymologie : Oubliant ; provenç. oblidansa ; espagn. olvidança ; ital. oblianza.
Historique : XIIIe s. La terre d'oublience apele il la douleur d'enfer Nel metré mie [je ne le mettrai pas] en obliance XVIe s. L'histoire preserve de la mort d'oubliance les faicts et dicts memorables des hommes L'esprit humain est enclin et fragile pour tomber en oubliance de Dieu Tant de noms, tant de victoires et conquestes ensepvelies sous l'oubliance N'ayant aultre droict sur le passé que de l'oubliance La souvenance après l'oubliance
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Oubli, faute de mémoire. Il est vieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- oubliances — pluriel — /ublijɑ̃sə/
- oubliance — singulier — /ublijɑ̃sə/
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