ostracisme

ostracisme

nom, masculin, /ostʁasismə/ ou /ɔstʁasismə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Jugement par lequel, à Athènes, on bannissait pour dix ans un citoyen que sa puissance ou son mérite rendait suspect. Thémistocle banni par l'ostracisme, l'an 471 avant J. C. L'ostracisme était à Athènes ce qu'était le pétalisme à Syracuse. Fig.

    La vertu n'était point sujette à l'ostracisme — Boileau (1636-1711)

    La loi de l'ostracisme fut établie à Athènes, à Argos et à Syracuse — Montesquieu (1689-1755)

Étymologie : Ὀστραϰισμὸς, de ὄστραϰον, tesson, sur lequel les Athéniens écrivaient leur suffrage.

Historique : XVIe s. Ceste maniere de bannissement à temps, qui s'appelle ostracisme, n'estoit point punition d'aucune forfaicture, ains estoit comme un contentement et une allegeance de l'envie de la commune, laquelle prenoit plaisir à rabattre et rabaisser ceulx qui luy sembloient trop exceder en grandeur

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. T. d’Antiquité — Vote par lequel certaines cités grecques bannissaient pour dix ans les citoyens qui avaient encouru la défaveur publique.

  2. Il se dit, par analogie, dans le langage courant, d’un Parti pris d’exclusion à l’égard d’une personne ou d’un groupement. être victime d’un ostracisme. Un ostracisme que rien ne justifie.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • ostracismes — pluriel — /ɔstʁasismə/ ou /ostʁasismə/
  • ostracisme — singulier — /ɔstʁasismə/ ou /ostʁasismə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ostracisme#44507.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.