orphée
nom, féminin, /ɔʁfe/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)
Littré (1873)
s. m.
Personnage mythologique renommé par son excellence comme musicien et comme chantre, et dont on fit plus tard un philosophe et un théologien.
De là sont nés ces bruits reçus dans l'univers, Qu'aux accents dont Orphée emplit les monts de Thrace, Les tigres amollis dépouillaient leur audace — Boileau (1636-1711)
On rencontre quelquefois dans les monuments chrétiens du premier âge la figure mythologique d'Orphée — MARTIGNY
Fig. Tout poëte ou musicien illustre.
Les Muses, les neuf belles fées, Dont les bois suivent les chansons, Rempliront de nouveaux Orphées La troupe de leurs nourrissons — Malherbe (1555-1628)
Ô vous, nouvel Orphée, ô vous, de qui la veine Peut charmer des enfers la noire souveraine Et le terrible dieu qu'on appelle Pluton, Daignez, tout-puissant la Fontaine, Rendre notre Waller [poëte anglais qui venait de mourir], au lieu d'Anacréon — Saint-Évremond (1614-1703)
Un des noms de la constellation d'Hercule.
Étymologie : On l'a assimilé au sanscrit rĭbhu, au pluriel ribhavas, nom de demi-dieux védiques.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- orphées — pluriel — /ɔʁfe/
- orphée — singulier — /ɔʁfe/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée orphée#44381.