oreiller

oreiller

nom, masculin, /ɔʁɛje/ ou /oʁɛje/

Usage : fréquent (22 occurrences par million — Lexique 3.83).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Coussin qui soutient la tête quand on est couché.

    Alexandre mettait Homère sous son oreiller ; Scipion y mit Xénophon — Diderot (1713-1784)

    Sénèque dit : l'homme fort se reconnaît jusque sur son oreiller — Diderot (1713-1784)

  2. Fig. Ce qui est pour l'esprit ou la conscience ce qu'est un oreiller dans un lit.

    Il [Montaigne, IV, 244, où il y a non oreiller, mais chevet] montre.... que l'ignorance et l'incuriosité sont deux doux oreillers pour une tête bien faite — Pascal (1623-1662)

    Cette vérité est un oreiller sur lequel on peut dormir en repos ; le reste est un éternel sujet d'arguments pour et contre — Voltaire (1694-1778)

  3. Terme de marine. Pièce de bois qui croise les deux varangues opposées de la membrure d'un bâtiment, afin de les fortifier.

  4. Coussin de toile rembourrée que les couteliers mettent au-dessus de la roue à repasser, afin de pouvoir s'y appuyer.

  5. Terme de métallurgie. Oreiller d'un soufflet, partie placée dans le culeton pour maintenir les bords.

Étymologie : Oreille ; bourguign. orillier ; provenç. aurelhier.

Historique : XIIe s. [Un haubert] Ne peise gaires plus d'un oreiller XIIIe s. Coiffes à dames, et toies [taies] à orilliers et de paveillons que on met pardesus les autex.... D'une pierre a fait orillier, Si commença à someillier XIIe s. Et puis s'assieent à menger, De l'erbe vert font oriller La grande baniere et cinq orellierz d'autel XVe s. Un escu d'argent à trois oreillers de gueules XVIe s. Prendre conseil à l'oreiller

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Coussin qui sert à soutenir la tête quand on est couché. Oreiller de crin, de plume, de duvet. Taie d’oreiller.

  2. Prov. et fig., Une conscience pure est un bon oreiller, Quand on n’a rien à se reprocher, on dort en repos.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • oreillers — pluriel — /ɔʁɛje/ ou /oʁɛje/
  • oreiller — singulier — /ɔʁɛje/ ou /oʁɛje/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée oreiller#44241.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.