ordurier
adjectif, /ɔʁdyʁje/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
adj.
Qui se plaît à dire des choses sales, déshonnêtes. Substantivement.
Le commandeur de G..., vieux débauché, plein de politesse et d'esprit, mais ordurier, y logeait et y attirait une folle et brillante jeunesse en officiers aux gardes et mousquetaires — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)
Ce monsieur du journal m'appelle jacobin, homme horrible, ordurier, grimacier... — Paul-Louis Courier (1772-1825)
Qui contient des ordures, des choses obscènes.
Les vers orduriers du poëte Ausone, natif de Bordeaux et consul romain — Voltaire (1694-1778)
Julie avait aimé Octave, témoin l'épigramme ordurière d'Auguste — Voltaire (1694-1778)
S. m. Petite caisse de bois, munie d'un manche, et dont on se sert pour mettre les balayures.
Étymologie : Ordure.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj.
Qui se plaît à dire ou à écrire des choses grossières. Un auteur, un écrivain ordurier. Par extension, Un conte ordurier. Des chansons ordurières. Propos orduriers.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (4)
- ordurières — pluriel féminin — /ɔʁdyʁjɛʁə/
- orduriers — pluriel masculin — /ɔʁdyʁje/
- ordurière — singulier féminin — /ɔʁdyʁjɛʁə/
- ordurier — singulier masculin — /ɔʁdyʁje/
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