or

or

adverbe

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873) — entrée 1

adv.

  1. On a dit autrefois or, ore et ores, dans le sens de présentement. On l'a dit aussi dans le sens de tantôt,... tantôt.

    Comme ores à mes yeux vos marques apparaissent — Malherbe (1555-1628)

    Ô débile raison, où est ores ta bride ? — Mathurin Régnier (1573-1613)

  2. Aujourd'hui, conjonction qui sert à lier la mineure d'un argument à la majeure, et dont la signification est une dérivation de celle de ore, maintenant. Tous les hommes sont mortels ; or un roi est un homme ; donc un roi est mortel. Ores, archaïquement.

    Ores ce sont suppôts de sainte Église — La Fontaine (1621-1695)

  3. Or sert aussi à lier un discours à un autre. Or donc se dit dans un sens analogue. Or donc, pour en revenir à ce que je disais.... Or donc ne peut se mettre pour or servant à argumenter ; et c'est une faute de dire : Dieu est juste, vous l'offensez ; or donc il vous punira. Il faut mettre : donc il vous punira.

    Or le plus grand dessein qui m'arrête en ces lieux — Jean Mairet (1604-1686)

    Or il est temps, ma sœur, de montrer qui nous sommes, Et qui peut plus sur nous, ou des dieux ou des hommes — Rotrou (1609-1650)

  4. Or sert à exprimer l'exhortation. Or, dites-nous. Or çà, monsieur. Or sus commençons.

    Or, faites-en, nymphes, votre profit — La Fontaine (1621-1695)

    En son hôtel il fait venir Le chanteur, et lui dit : Or çà, sire Grégoire, Que gagnez-vous par an ? — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Provenç. ora, ara, aras, er, era, eras ; anc. cat. ara ; ital. or, ora ; du lat. hora (voy. HEURE). Le sens propre de ore, ores ou or est : à l'heure, alors, maintenant ; de là le passage est facile au sens actuel de or. Ore ou or est hora ; ores est horis.

Historique : Xe s. Dixit ore nos [il nous dit ore] Si astreient [seraient] li Judei perdut, si cum il ore sunt XIe s. Et dist al rei : or ne vous esmaiez Des or [il] comence le conseil que mal prist XIIe s. Ici de Charlemaine [je] me doi ore bien taire XIIIe s. Et par tel convant li rendirent [la ville], qu'il les tenroit as us et as coustumes que li emperers Grieus les avoit tenus jusques à ore Quant Tybers et les serve voient qu'il va ainsi, Or ne demandez mie s'il furent esbaubi Seneschal, or me dites les raisons pourquoy preudomme vaut miex que beguin XVe s. [Quand le roi Philippe vit les Génois fuir d…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Source de l'entrée : Dictionnaire de la langue française (Littré), 1863-1873, licence CC-BY-SA-3.0 — entrée OR#sens1.

or

conjonction de coordination, /ɔʁ/

Grammaire et formes (1)
  • or — forme de base — /ɔʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée or#44149.

or

nom, masculin, /ɔʁ/

Définitions

  1. Métal d'un jaune brillant, inaltérable et de grande valeur, employé en bijouterie et en monnaie.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  2. Richesse, argent considéré comme source de puissance ou de convoitise.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

  3. Couleur ou éclat d'un jaune lumineux évoquant ce métal.

    Définition Francorium (CC BY-SA 4.0) — validation automatisée · méthode.

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (18 sens) — Académie 1935 (35 sens)

Littré (1873) — entrée 2

s. m.

  1. Métal d'un jaune brillant, d'une pesanteur très grande, dont on fait les monnaies de la plus haute valeur. Faire de l'or, nom donné à toutes les opérations par lesquelles les alchimistes ont essayé de transformer les métaux vils en or. Ce n'est qu'or et azur, se dit d'une maison bien parée. Or en barre, or en lingot, or qui a la forme de barre, de lingot. Fig. C'est de l'or en barre, se dit d'une marchandise de bon aloi et dont on peut faire argent sans peine, d'un billet dont on aura de l'argent comptant quand on voudra. C'est l'histoire de la dent d'or, se dit d'une prétendue merveille qu'il faudrait vérifier avant d'y croire ; une prétendue dent d'or venue à un enfant ayant servi de texte à beaucoup d'explications, avant qu'on eût examiné si la dent était d'or réellement. Juste comme de l'or ou comme l'or, se dit d'un poids très juste, à cause que l'or se pèse très exactement.

    L'or est un charme étrange, un métal précieux, Qui corrompt toute chose et tenterait les dieux — Rotrou (1609-1650)

    Qu'il ne s'ingère pas d'oser écrire encor Des lettres qu'il envoie avec des boîtes d'or — Molière (1622-1673)

  2. Or se dit au pluriel pour signifier les différentes couleurs qu'on peut donner à l'or. Une boîte de deux ors. Des ors de différentes couleurs.

  3. Terme de commerce. Ce métal considéré suivant sa pureté ou ses emplois. Or de coupelle, ou or affiné, celui que le feu a purgé de toutes sortes de mélanges. Or au titre, l'or à bijoux au titre de 834 millièmes environ. Or bas, or au-dessous de 750 millièmes. Or vierge, celui qui n'a pas souffert le feu, et tel qu'il est sorti de la mine. Or moulu, celui dont on dore, au feu, le bronze et le cuivre. Or de coquille, celui avec lequel on écrit en lettres d'or, et qui sert aux enlumineurs. Lettres d'or, lettres écrites avec l'or de coquille. Or mat, celui qui n'est pas poli et dont la surface est inégale. Or bruni, celui qui est poli avec la dent de loup. Or de la mosaïque, celui qui est partagé en petits carreaux pour paraître de relief. Or d'orfévrerie, or solide et massif, qui doit être mis en œuvre. Or en pâte, or prêt à fondre dans le creuset. Or en feuilles, or disposé dans un petit cahier et dont se servent les peintres décorateurs et les fabricants d'éventails. Or vert, composé de couleur verte formé par la combinaison de 708 parties d'or pur avec 292 parties d'argent pur. Or vert, or en feuilles appliqué sur ce que les doreurs nomment l'assiette, après l'avoir brunie. Or d'épée, celui dont on se sert pour damasquiner. Or de pistolet, celui qu'emploient les armuriers. Or d'apothicaire, celui dont on fait usage pour peindre et écrire.

    L'or en coquille est de l'or en oxyde pourpre, précipité de sa dissolution et délayé avec une eau mucilagineuse ou une dissolution de gomme — Fourcroy (1755-1809)

    On nomme or en chaux, celui que l'on prépare [pour la dorure] en broyant avec du miel les rognures de feuilles d'or.... pour faire l'or en drapeaux, on trempe des morceaux de vieux linge fin dans une dissolution nitro-muriatique d'or ; on les fait sécher et on les brûle ; quand on veut s'en servir, on trempe un bouchon mouillé dans les cendres de ces chiffons ; on en frotte l'argent sur lequel l'or très divisé s'applique facilement — Fourcroy (1755-1809)

  4. Le veau d'or, voy. VEAU.

  5. Or, la monnaie, les espèces d'or. Il m'a payé tout en or. Nos pièces d'or contiennent 29 centigrammes d'or par franc, plus 1/9 de cuivre, qui est ainsi le dixième du poids total. Il a coûté plus d'or qu'il n'est gros, c'est-à-dire on a dépensé beaucoup d'argent pour l'élever, pour l'entretenir.

    Il leur jette de l'or ensuite à pleines mains — Pierre Corneille (1606-1684)

    Nous n'avons pas les yeux à l'épreuve des belles, Ni les mains à celle de l'or — La Fontaine (1621-1695)

  6. Or, vaisselle d'or.

    Que dans l'or mangent les grands ; Il ne faut à deux amants Qu'un seul verre, qu'une assiette — Béranger (1780-1857)

  7. Or, fil d'argent doré dont on fait des passements, des galons, des franges, etc. Toile d'or. Drap d'or. Or de Paris, de Lyon. Défendre l'or et l'argent, défendre de porter des étoffes, des dentelles, tissues en fil d'argent doré. Terme de passementerie. Or fin, argent doré ou vermeil. Or faux, cuivre doré. Or demi-fin, cuivre qui a été doré trois fois ou plus. Fig. Il est tout cousu d'or, il est très riche. Poétiquement. Des jours filés d'or et de soie, des jours brillants et heureux.

    Ce n'est qu'or et que pourpre dans votre armée — Vaugelas (1585-1650)

    M. de Langlé a donné à Mme de Montespan une robe d'or sur or, rebrodé d'or, rebordé d'or, et par-dessus un or frisé rebroché d'un or mêlé avec un certain or, qui fait la plus divine étoffe qui ait jamais été imaginée — Mme de Sévigné (1626-1696)

  8. Fig. Richesses, opulence. Fig. et familièrement. Il ne ferait cela ni pour or ni pour argent, il ne ferait pas cela pour tout l'or du monde, pour tout l'or du Pérou, c'est-à-dire il ne le ferait pas à quelque prix que ce soit. On n'en peut avoir ni pour or ni pour argent, se dit d'une chose très rare, qu'on ne peut se procurer. Acheter, vendre quelque chose au poids de l'or, l'acheter, le vendre très cher. Promettre des monts d'or, faire de grandes promesses. Faire un pont d'or à quelqu'un, voy PONT.

    Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux — La Fontaine (1621-1695)

    Car, si l'éclat de l'or ne relève le sang, En vain l'on fait briller la splendeur de son rang — Boileau (1636-1711)

  9. Fig. et poétiquement. Il se dit de ce qui est jaune et brillant.

    L'aurore aux cheveux d'or, au visage de roses, Déjà comme à demi découvrait toutes choses — Mathurin Régnier (1573-1613)

    C'est l'or de tes cheveux qui doit parer ton visage, et non cette rose qui les cache et que ton teint flétrit — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  10. Fig. Il se dit de ce qui a moralement une valeur comparable à celle de l'or. C'est un cœur d'or, c'est-à-dire c'est un excellent cœur. Il parle d'or, il dit d'or, c'est-à-dire il dit ce qu'il y a de mieux à dire en la circonstance, ou ce qu'il y a de plus satisfaisant pour celui à qui il parle. Il dit d'or, et si il n'a pas le bec jaune, il parle bien et à notre avantage. Un homme d'or, un homme très utile, très précieux pour ce qu'il y a à faire. C'est un livre d'or, se dit d'un livre excellent, et particulièrement d'un petit livre qui contient beaucoup d'idées justes et d'une utilité pratique. Il vaut son pesant d'or, se dit d'un homme qu'on veut louer, d'un homme excellent. Poétiquement. Une bouche d'or. Populairement. Saint Jean bouche d'or, se dit d'un homme qui ne peut garder les secrets, ou qui ne déguise pas sa pensée, Une affaire, un marché d'or, qui présente de grands avantages.

    Me voici encore, ma fille, à dépenser.... mon pauvre esprit en petites pièces de quatre sous ; il n'y a pas un grain d'or à tout ce qu'on dit — Mme de Sévigné (1626-1696)

    Tous les jours à la cour un sot de qualité Peut juger de travers avec impunité, à Malherbe, à Racan préférer Théophile, Et le clinquant du Tasse à tout l'or de Virgile — Boileau (1636-1711)

  11. Terme de mythologie. L'âge, le siècle d'or, les temps où, sous le règne de Saturne, les hommes vivaient dans l'innocence et le bonheur. C'est un homme de l'âge d'or, un homme de mœurs pures, d'une grande vertu. On dit dans le même sens : il a les mœurs de l'âge d'or. Par extension.

    Je transportais dans les asiles de la nature des hommes dignes de les habiter.... je me faisais un siècle d'or à ma fantaisie — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

    Je le dis sans blesser personne, Notre âge n'est pas l'âge d'or — Béranger (1780-1857)

  12. Nombre d'or, voy. NOMBRE.

  13. Eau ou liqueur d'or, l'eau-de-vie de Dantzick, sorte de ratafia dans lequel on a mis quelques paillettes d'or.

  14. Terme de blason. Couleur jaune qui représente le premier métal ou le premier des émaux, et qui s'exprime, dans la gravure, par une infinité de petits points. Il porte un lion d'or.

  15. Terme de chimie. Or fulminant, oxyde d'or obtenu en précipitant le chlorure par un excès d'ammoniaque, et qui détone par la chaleur ou la pression. Or potable, liquide huileux et alcoolique qu'on obtient en versant une huile volatile dans une dissolution de chlorure d'or, et qu'on regardait autrefois comme un cordial et un élixir de santé ; il est sans vertu.

    L'or fulminant causa la mort de son inventeur — Jean Senebier (1742-1809)

    Il fallait que ce fût quelque goutte d'or potable. - Cela pourrait bien être — Molière (1622-1673)

  16. Nom de différentes substances qui n'ont rien de commun avec l'or. Or blanc, ancien nom du platine. Or de chat, nom vulgaire du mica lamelliforme ou ammochryse. Or graphique, tellurure d'or argentifère. Or paradoxal ou problématique, tellure. Or de Manheim, synonyme de similor (il faut prononcer manèmm, qui rime à Jérusalem). Or musif ou mussif, voy. MUSIF. Or de Judée, synonyme d'or mussif. Or faux, chrysocale. Bijoux en or faux. Or d'Allemagne, feuille très mince de cuivre jaune.

  17. Or de couleur, sorte de vernis. Terme de doreur. Or couleur, couleur grasse et gluante dont les doreurs se servent pour appliquer les feuilles d'or battu. Or à huile, or en feuilles, or appliqué sur l'or couleur. Or de rapport, celui qu'on enchâsse dans du fer pour produire les damasquinures.

    Ce qu'on appelle or de couleur n'en a que l'apparence ; ce n'est qu'un simple vernis qui ne contient point d'or — Buffon (1707-1788)

  18. Terme d'alchimie. Or vif des philosophes, le feu qui est dans la matière de la pierre. Fleur de l'or, la couleur qui suit la citrinité. Or blanc, le mercure hermétique.

Étymologie : Bourg. Ô, devant une consonne ; prov. aur ; espagn. oro ; portug. ouro ; ital. oro ; bas-lat. orum (quod rustici orum dicebant, POMP., FESTUS, p. 75) ; du lat. aurum ; comparez le slave : lith. auksas, or ; prussien, ausin ; la racine est le sanscrit ush, brûler et aussi briller, à cause de l'éclat de l'or ; comparez le lat. aurora ; lithuanien, auszra ; sanscrit, ushas.

Historique : Xe s. Ne por or, ned argent, ne paramenz XIe s. D'or et d'argent quatre cenz muls chargez XIIe s. Coveitus fu d'aur et d'argent Et vaissels d'aur e d'argent Sur un escu de fin or reluisant Vous porterez ma chartre où li seax d'or pend XIIIe s. Qui l'escu portoit d'or à un lion d'azur Nus ne puet paindre de couleur à or sele derriere, se elle n'est couverte de fin or, c'est à dire d'or sans mesleure d'argent que en apele or parti S'il seüst çou [ce] qu'il avint, il ne li eüst otriet [octroyé] pour tout l'or del mont Sire, portés la lance el non sainte Marie ! - Sire, ce dist li dus, ne la porte…

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Métal d’un jaune brillant, très ductile, très pesant, inaltérable à l’air, à l’eau, dont on fait les monnaies de la plus haute valeur et les ouvrages de bijouterie. Or pur. Or fin. Or au titre. Or à vingt-quatre carats. Or vierge. Or de rivière. Or pâle. Paillettes d’or. Grains d’or. Sable d’or. Poudre d’or. Mine d’or. Fondre de l’or. épurer l’or. Or en barre. Or en lingot. Lingot d’or. Battre de l’or. Batteur d’or. Or battu. Or en feuille. Feuille d’or. Or en coquille. Or en lames. Or mat. Or bruni. Chaîne d’or. Or massif. Pièce d’or. Monnaie d’or. Or monnayé. Médaille d’or.

  2. Il se dit aussi, au pluriel, pour désigner les Différentes couleurs qu’on peut donner à l’or. Une boîte de deux ors. Des ors de différentes couleurs.

  3. Fig. et fam., Je ne ferais cela ni pour or ni pour argent, je ne ferais pas cela pour tout l’or du monde, Aucun avantage ne pourrait me déterminer à le faire.

  4. Fig. et fam., On n’en peut avoir ni pour or ni pour argent se dit d’une Chose extrêmement rare.

  5. Fig., Acheter, vendre quelque chose au poids de l’or, L’acheter, le vendre fort cher.

  6. Fig. et fam., Il vaut son pesant d’or se dit d’un Homme qui réunit beaucoup de qualités, d’un subalterne laborieux, attaché à ses devoirs.

  7. Fig. et fam., C’est de l’or en barre se dit d’un Effet, d’un billet, d’une marchandise dont on aura de l’argent comptant quand on voudra.

  8. Prov. et fig., Tout ce qui reluit n’est pas or, Tout ce qui a l’apparence de la richesse, du mérite n’en a pas toujours la réalité.

  9. Fig., Faire un pont d’or à quelqu’un, Lui faire de grands avantages.

  10. Fig., Adorer le veau d’or, Avoir le culte de la richesse, ne penser qu’à s’enrichir.

  11. OR se dit plus particulièrement de la Monnaie d’or, des espèces d’or, par opposition à celles qui sont d’argent ou d’autre métal, ou au papier-monnaie. Se faire payer en or.

  12. Fig., Avoir des monceaux d’or, Avoir une grande richesse, être dans une grande opulence.

  13. Fig., Promettre des monts d’or, Promettre de grandes richesses, de grands biens, de grands avantages.

  14. Fig., Jeter l’or à pleines mains, Se montrer prodigue.

  15. Fig., Rouler sur l’or, être très riche, disposer de sommes importantes.

  16. OR se dit aussi des Bijoux, des objets en or. Manger dans l’or, Manger dans de la vaisselle d’or.

  17. OR se dit aussi du Fil de métal doré dont on fait des tissus ou des ouvrages de passementerie, des cordons, des étoffes, des broderies, etc. Dentelle d’or. Frange d’or. Cordon d’or. Toile d’or. Drap d’or. Ouvrage broché d’or, brodé d’or. Broderie d’or. Paillettes d’or. Passements d’or et d’argent.

  18. Poétiq. et fig., Des jours filés d’or et de soie, Des jours heureux.

  19. Fig. et fam., être tout cousu d’or, être très riche.

  20. OR signifie, au figuré, Richesse, opulence. La soif de l’or.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • ors — pluriel — /ɔʁ/
  • or — singulier — /ɔʁ/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée or#44148.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.