oppression
nom, féminin, /opʁɛsjɔ̃/ ou /ɔpʁesjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
État de ce qui est oppressé. Terme de médecine. Oppression des forces, état dans lequel le malade, loin de manquer de forces, est embarrassé de leur excès ; c'est ce que l'on observe au début de quelques phlegmasies, de quelques hémorrhagies, etc.
État dans lequel le malade éprouve la sensation d'un poids. Oppression de poitrine. Absolument. L'oppression de la poitrine. Fig.
La bise me fait une oppression par la crainte qu'elle me donne — Mme de Sévigné (1626-1696)
Hier, à six heures, il tourne à la mort tout d'un coup : les redoublements de fièvre, l'oppression, les rêveries ; en un mot la goutte l'étrangle traîtreusement — Mme de Sévigné (1626-1696)
État de ce qui est opprimé. Action d'opprimer. Oppression se dit aussi de la tyrannie domestique. Elle se retira dans un couvent pour se soustraire à l'oppression d'une belle-mère.
Dieu parle dans les dernières oppressions ; si le refroidissement de la charité laisse l'Église presque sans vrais adorateurs, les miracles en exciteront — Pascal (1623-1662)
Il y a quatre cents ans que tu demeures dans l'oppression — Bossuet (1627-1704)
Embarras d'argent, embarras d'affaires.
Je vous mandai, la dernière fois, la vue que j'avais pour vous tirer de l'oppression où vous êtes — Mme de Sévigné (1626-1696)
On met ses amis en campagne, ou plutôt ils s'y mettent eux-mêmes avec.... tant d'envie de vous tirer de cette oppression [un procès], que c'est leur propre affaire — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Provenç. oppression ; ital. oppressione ; du lat. oppressionem, de ob, et pressionem (voy. PRESSION). On a dit aussi oppresse aux XVe et XVIe siècles.
Historique : XIVe s. Pour très grieves oppressions que l'en li fait XVIe s. Nous garderons de toute oppression et violence tant les ecclesiastiques que le pauvre peuple Les oppressions et miseres de mes pauvres sujets
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
état de ce qui est oppressé. Oppression de poitrine.
Il se dit, figurément, de l’Action d’opprimer et de l’état de ce qui est opprimé. Jamais on ne poussa l’oppression plus loin. Ce peuple gémissait sous la plus cruelle oppression.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- oppressions — pluriel — /ɔpʁesjɔ̃/ ou /opʁɛsjɔ̃/
- oppression — singulier — /ɔpʁesjɔ̃/ ou /opʁɛsjɔ̃/
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