olibrius
nom, masculin, /ɔlibʁijys/ ou /olibʁijys/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Terme familier. Celui qui fait le méchant garçon ou l'entendu, et qui n'est le plus souvent que ridicule.
Faisons l'olibrius, l'occiseur d'innocents — Molière (1622-1673)
Voilà de beaux desseins et prudemment conçus ! Hé ! que prétendez-vous faire ? l'olibrius ! — Michel Baron (1653-1729)
Étymologie : Olybrius, gouverneur des Gaules, qui, d'après une vieille légende, fit mourir sainte Reine, et qui figurait dans une foule de mystères où il était représenté comme un fanfaron, un glorieux ; il a vécu vers le milieu du cinquième siècle.
Historique : XIIe s. Olibrius, li faulx traïtre, Ly escrie : suer Marguerite, Croy moy et fai ma voulenté XVIe s. Mon mary, passez vostre colere, et, au lieu de faire ainsi l'olibrius, remerciez maistre Itace
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Il se dit d’un Individu ridicule, qui se donne des airs avantageux, qui fait des embarras. Quel est cet olibrius? Il est familier.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- olibrius — forme de base — /ɔlibʁijys/ ou /olibʁijys/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée olibrius#43806.