offre
nom, féminin, /ɔfʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action d'offrir ; la chose offerte.
Et l'offre de mon bras suivit celle du cœur — Pierre Corneille (1606-1684)
J'ose, après cet aveu, vous faire offre d'un homme Digne d'être avoué de l'ancienne Rome — Pierre Corneille (1606-1684)
Terme de jurisprudence. Acte par lequel on propose de payer ce qu'on doit, ou de faire quelque autre chose, afin de prévenir une action judiciaire ou d'arrêter des poursuites. Des offres suffisantes. Ses offres ont été reçues en justice, ont été déclarées bonnes et valables. Offres réelles, offres dans lesquelles la proposition de payer ce qu'on doit est accompagnée de l'exhibition de la somme à payer.
Les offres réelles suivies d'une consignation libèrent le débiteur
Terme d'économie politique. Empressement que les fabricants, les marchands et les ouvriers paraissent mettre à placer leurs produits, leurs denrées et leur travail, et qui résulte de l'abondance de ces choses. L'offre et la demande constituent l'état du marché.
On a dû entendre par demande la volonté jointe au pouvoir d'acheter, et par offre la production des denrées jointe à l'intention de les vendre — MALTHUS
Offre : ce mot exprime la mise en vente des services et des choses qui sont dans le commerce.... la demande et l'offre sont la mesure des salaires, des profits du capital, de la rente de la terre et de la valeur des produits du travail ; selon que l'offre est supérieure à la demande, ou la demande à l'offre, la valeur vénale de tous les services, de tous les emplois et de tous les produits du travail est haute ou basse — GANILH
Étymologie : Voy. OFFRIR ; génev. un offre ; provenç. offra. Le genre de offre est resté longtemps indécis.
Historique : XIIe s. Mais les offres le rei n'a il dunkes pas pris ; Car il cremi forment que li fiers reis Henris.... Mult beaus offres, fait-il, li reis nus offerra ; Mais jo nes prendrai pas : car grant engin i a XIIIe s. ....Grans mercis Du bel offre que fait m'avés Et dit que pas nel refusout, Ne sun offre n'ele jetout XIVe s. Mettez paine de vous envers lui apaisier, Ou de bailler tel offre qu'on ne vous puist moquier XVIe s. En refusant un offre presenté Le prince reçut à Esternai, de la part de la roine, messager de paix, de laquelle il embrassa les premiers offres de si bon cœur, que....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action d’offrir ou Ce que l’on offre. Faire une offre. Offre de service. Il m’a fait l’offre de me conduire chez vous. Recevoir une offre. Une offre avantageuse, séduisante, insuffisante. Accepter, agréer des offres. Refuser, rejeter, repousser des offres.
En termes de Commerce, il se dit de la Quantité de produits mise en vente par les fabricants, les marchands, ou de la Quantité de services offerte par les ouvriers, les employés, les domestiques. L’offre et la demande constituent l’état du marché. La loi de l’offre et de la demande.
OFFRE se dit particulièrement, en termes de Jurisprudence, d’un Acte par lequel on propose de payer ce qu’on doit, ou de faire quelque autre chose, afin de prévenir une action judiciaire ou d’arrêter des poursuites. Ses offres ont été reçues en justice, ont été déclarées bonnes et valables. Ces offres sont raisonnables, suffisantes.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- offres — pluriel — /ɔfʁə/
- offre — singulier — /ɔfʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée offre#43749.