offrande
nom, féminin, /ɔfʁɑ̃də/ ou /ofʁɑ̃də/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Don offert sur les autels, dans les temples, dans les églises. Fig.
Nous avons par trois fois imploré leur secours, Par trois fois redoublé nos vœux et nos offrandes — Pierre Corneille (1606-1684)
De toute autre victime [qu'Iphigénie] il [le dieu] refuse l'offrande — Jean Racine (1639-1699)
Ce qu'on donne au prêtre qui officie solennellement, et qui en même temps fait baiser en signe de paix une patène à la personne qui se présente.
Ils [les manichéens] fréquentaient les églises, allaient à l'offrande, se confessaient — Bossuet (1627-1704)
Lorsqu'il fallut aller à l'offrande, il [Théodose] se leva, s'avança vers l'autel, où il offrit ses dons comme il avait accoutumé — Fléchier (1632-1710)
Tout ce qu'on offre à quelqu'un pour lui prouver son dévouement. Par compliment. Veuillez bien agréer l'offrande de mes vœux.
Si je me dispense ici de m'étendre sur les belles et glorieuses vérités qu'on pourrait dire d'elle [Son Altesse le frère du roi], c'est par la juste appréhension que ces grandes idées ne fissent éclater encore davantage la bassesse de mon offrande — Molière (1622-1673)
Étymologie : Provenç. offerenda, ufrenna ; espagn. ofrenda ; ital. offerenda ; du lat. offerendus, qui doit être offert, de offerre, offrir.
Historique : XIe s. Mult grand ofrendes [ils] metent par ces moustiers XIIe s. E li reis fist ses offerendes et ses oblatiuns XIIIe s. Lors dist Renart : encore y a Plus riche offrende en un lardier, Se dant Bruns m'en voloit aidier Venez avant ; passez grant pas ; Gardez que ne resanblez pas Vilain qui va à offerande XVe s. Durant le temps que Girard servoit et estoit present, ils ne se montroient ne apparoient, sachant de vrai qu'il alloit devant eux à l'offrande [qu'il avait le pas sur eux et était le mieux venu de la belle] XVIe s. N'attens donc plus autres honneurs, offranes, ne sacrifices de moy
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Don que l’on offre à Dieu, aux saints ou à l’église. Offrande agréable à Dieu. Faire une offrande. Les offrandes et les aumônes.
Il se dit encore, par extension, de Tout don que l’on fait à une oeuvre de bienfaisance. Veuillez bien accepter, agréer ma modeste offrande.
Il signifie aussi la Cérémonie qui se pratique aux messes dans lesquelles le prêtre, tourné vers le peuple, présente la paix à baiser et reçoit les offrandes des fidèles. Aller à l’offrande. Donner à l’offrande. Présenter le pain bénit à l’offrande.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- offrandes — pluriel — /ɔfʁɑ̃də/ ou /ofʁɑ̃də/
- offrande — singulier — /ɔfʁɑ̃də/ ou /ofʁɑ̃də/
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