obstination

obstination

nom, féminin, /opstinasjɔ̃/ ou /ɔpstinasjɔ̃/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Action de s'obstiner ; état de celui qui s'obstine.

    Je sais quelle est l'humeur et l'esprit d'un chrétien ; Dans l'obstination jusqu'au bout il demeure — Pierre Corneille (1606-1684)

    Mais, après les efforts de cette déférence, Si tu gardes encor la même violence, Peut-être saurons-nous apaiser autrement Les obstinations de ton emportement — Pierre Corneille (1606-1684)

Étymologie : Provenc. obstinatio ; esp. obstinacion ; ital. obstinazione ; du lat. obstinationem, de obstinare, obstiner.

Historique : XIIe s. Il layerent [laissèrent] lo parleir par la grant duresce et la grant obstination des homes k'il veoyent XVe s. Et en toutes ses entreprises n'y avoit point d'effect, et ne faisoit que perdre temps, gens et pays, par ses folles obstinations XVIe s. L'ambition et l'obstination qui estoit en Lysander luy procedoit de la discipline et nourriture laconique

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Fait de s’attacher opiniâtrement à une idée, à un sentiment, à une entreprise. Obstination irréductible. Ridicule, étrange obstination. Obstination au mal, dans le mal.

  2. Il signifie aussi Qualité de celui qui s’attache à une idée, à un sentiment, à une entreprise. Il lui a fallu beaucoup d’obstination pour réussir dans son examen. Obstination au travail, à l’étude.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • obstinations — pluriel — /ɔpstinasjɔ̃/ ou /opstinasjɔ̃/
  • obstination — singulier — /ɔpstinasjɔ̃/ ou /opstinasjɔ̃/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée obstination#43453.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.