obscénité
nom, féminin, /ɔpsenite/ ou /opsɛnite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Défaut de ce qui est obscène. La phrase de Molière montre qu'alors obscénité était un néologisme.
Climène : Il [un mot] a une obscénité qui n'est pas supportable. - Élise : Comment dites-vous ce mot-là, madame ? - Climène : Obscénité, madame. - Élise : Ah ! mon Dieu ! obscénité ; je ne sais ce que ce mot veut dire ; mais je le trouve le plus joli du monde — Molière (1622-1673)
J'ai le malheur de croire que la pruderie est une chose funeste en littérature, et que, jusqu'à l'obscénité exclusivement, l'art consacre et purifie tout ce qu'il touche — Sainte-Beuve (1804-1869)
Chose obscène. Dire des obscénités. Ce tableau est une obscénité.
Étymologie : Lat. obscenitatem, de obscenus.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de ce qui est obscène. L’obscénité de son langage est révoltante.
Il se dit, par extension, de Tout ce qui a un caractère obscène. Cette chanson est pleine d’obscénités. Il nous a dit des obscénités. Ce tableau est une obscénité.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- obscénités — pluriel — /ɔpsenite/ ou /opsɛnite/
- obscénité — singulier — /ɔpsenite/ ou /opsɛnite/
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