obligeance
nom, féminin, /obliʒɑ̃sə/ ou /ɔbliʒɑ̃sə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Disposition, penchant à obliger, à rendre service. Homme d'une grande obligeance.
On ne parlait que des grâces de son accueil et des charmes de son langage [de M. de Calonne, avant son ministère] ; ce fut pour peindre son caractère qu'on emprunta des arts l'expression des formes élégantes ; et l'obligeance, ce mot nouveau, parut être inventé pour lui — Marmontel (1723-1799)
De ma longue obligeance enfin je me sens las ; Pour y suffire il faudrait un Atlas — Jacques Delille (1738-1813)
Abusivement. Acte d'obligeance. Ayez l'obligeance de me prêter un parapluie. Auriez-vous l'extrême obligeance de m'accompagner ce soir ?
Étymologie : Obligeant. On dit obligeance né dans le siècle dernier sous le ministère de M. de Calonne.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Disposition à se montrer obligeant. Vous avez mis beaucoup d’obligeance dans cette affaire. C’est un homme d’une extrême obligeance.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- obligeances — pluriel — /ɔbliʒɑ̃sə/ ou /obliʒɑ̃sə/
- obligeance — singulier — /ɔbliʒɑ̃sə/ ou /obliʒɑ̃sə/
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