oblation
nom, féminin, /oblasjɔ̃/ ou /ɔblasjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action par laquelle on offre quelque chose à la Divinité. Par extension.
Le duc son père avait fondé dans ses terres de quoi marier tous les ans soixante filles : riche oblation, présent agréable — Bossuet (1627-1704)
Aërius, prêtre arien, est noté dans les écrits des saints Pères comme l'auteur d'une nouvelle hérésie, pour avoir égalé la prêtrise à l'épiscopat, et avoir jugé inutiles les prières et les oblations que toute l'Église faisait pour les morts — Bossuet (1627-1704)
Particulièrement. Action du prêtre qui, avant de consacrer le pain et le vin, les offre à Dieu.
L'oblation et la sanctification qui précèdent le sacrifice de la messe — Pascal (1623-1662)
Les anciennes liturgies qui contiennent la forme de cette oblation, tant en Orient qu'en Occident, sont entre les mains de tout le monde — Bossuet (1627-1704)
Choses offertes à Dieu.
Les intestins et les pieds ayant été auparavant lavés dans l'eau, le prêtre les brûlera sur l'autel pour être au Seigneur un holocauste et une oblation d'agréable odeur — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Purifiez tous mes sens, afin que je vous sois présenté comme une oblation sainte et digne de vous — Bossuet (1627-1704)
Ancien nom de l'hostie.
Étymologie : Lat. oblationem, de oblatum (voy. OBLAT).
Historique : XIIe s. Lores receveras-tu oblatiuns e sacrifises Si que jo n'ousse fait ma oblatiun XVe s. Et firent [les Gantois] par les eglises plusieurs processions et oblacions, en louant Dieu XVIe s. Diane luy demandoit le sacrifice et oblation de sa fille
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Liturgie — Offrande, action par laquelle on offre quelque chose à Dieu. JÉSUS-CHRIST, étant sur la croix, fit l’oblation de lui-même à son Père. Spécialement, L’oblation du pain et du vin dans l’Eucharistie.
Il se dit aussi du Moment de la messe où se fait cette offrande.
Il se dit, par extension, de Ce qu’on offre à Dieu.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- oblations — pluriel — /ɔblasjɔ̃/ ou /oblasjɔ̃/
- oblation — singulier — /ɔblasjɔ̃/ ou /oblasjɔ̃/
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