nutrition
nom, féminin, /nytʁisjɔ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Propriété élémentaire des corps organisés, caractérisée par le double mouvement continu de combinaison et de décombinaison que présentent, sans se détruire, les végétaux et les animaux.
Il [l'être vivant] n'augmente pas par agrégation comme le minéral, mais par la nutrition, c'est-à-dire par la pénétration de la nourriture dans toutes les parties de son intérieur — Buffon (1707-1788)
Je suis persuadé qu'on ne peut pas expliquer d'une manière satisfaisante la reproduction de l'animal et du végétal, si l'on n'a pas une idée claire de la façon dont peut s'opérer la nutrition — Buffon (1707-1788)
Étymologie : Provenç. nutricio ; cat. nutrició ; esp. nutricion ; ital. nutrizione ; du lat. nutritionem. Nutrition est fait sur le latin ; la forme française est la nourrisson.
Historique : XIVe s. La nutrition ou digestion se fait mieux en dormant XVe s. Et alloient les Anglois, pour le temps que ce fust, cueillir les chardons aux champs, et les broyoient en un mortier, et la farine ils la destrempoient, et la donnoient à leurs chevaux, et de telle nourrisson ils les paissoient un grand temps XVIe s. Nutrition est parfaite assimilation de la chose qui doit nourrir, avec la partie qui doit estre nourrie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Fonction naturelle par laquelle les aliments sont assimilés et transformés en substance vivante d’un être.
Il se dit dans un sens analogue en parlant des Végétaux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nutritions — pluriel — /nytʁisjɔ̃/
- nutrition — singulier — /nytʁisjɔ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée nutrition#43100.