nuque
nom, féminin, /nykə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Partie postérieure du cou. Il lui donna un coup sur la nuque.
Quand on vient à la nuque du cou [quand la douche arrive à la nuque], c'est une sorte de feu et de surprise qui ne peut se comprendre — Mme de Sévigné (1626-1696)
Étymologie : Provenç. nuca, nucha ; espagn. portug. ital. nuca. On a indiqué le germanique : suédois, nacke, nuque ; angl. neck, cou ; allem. Ge-nick, nuque. Diez repousse cette étymologie, à cause que la voyelle ne concorde pas, et propose le hollandais nocke qui signifie à la fois coche de flèche et colonne vertébrale. L'origine de ce mot est arabe : c'est noukhâ'a, qui signifie la moelle, indiqué jadis par Bochart, et rappelé par M. Defrémery. Et en effet on remarquera que nuque a signifié la moelle épinière chez Lanfranc et chez Paré.
Historique : XIVe s. Tous les ners si com il nessent de la nuche Spondille [vertèbre] est ung os percé au milieu, par lequel pertuis la nuque passe La nuque qui vient de la cervelle ainsi comme le ruisseau de la fontaine XVIe s. La nucque ou medulie spinale Je ne sçay lesquelz je doy appeller plus couards, ou vous, ou vos ennemis : car eulx n'ont pas eu la hardiesse de vous regarder au dos, ny vous eulx à la nuque
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
La partie postérieure du cou. Il lui donna un coup sur la nuque. Appliquer un vésicatoire sur la nuque.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nuques — pluriel — /nykə/
- nuque — singulier — /nykə/
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