nuitée
nom, féminin, /nɥite/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
L'espace d'une nuit. On a fait travailler les maçons pendant trois nuits, et on leur a payé tant par nuitée. On fait payer dans cette hôtellerie tant par nuitée.
Dépitée D'avoir sans un baiser consommé la nuitée — Mathurin Régnier (1573-1613)
Le pauvret, s'il se fût tenu De sommeiller cette nuitée.... — Scarron (1610-1660)
Étymologie : Nuit ; provenç. nuiteia ; ital. nottata.
Historique : XIIIe s. As vilains doint Dex [Dieu] maujor [mauvais jour] et male nuitie XIVe s. Et aussi adveue [déclare] à avoir ou [au] molin de Cholet une nuytée [une nuit de travail], quand il lui plaira, une foiz tous les ans XVe s. Si ordonnerent cette nuitée leur besogne pour assaillir l'endemain La nuitie mesme, comme je me trouvois à son couchier....
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
L’espace d’une nuit. Il est vieux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nuitées — pluriel — /nɥite/
- nuitée — singulier — /nɥite/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée nuitée#43049.