noué · noue

noué

adjectif, /nue/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. À quoi on a fait un nœud. Une corde nouée. Dans la fabrication du velours, point noué, voy. POINT. Terme de blason. Se dit d'un objet qui est entouré d'un nœud d'un autre émail. Se dit aussi de la queue du lion, quand elle est terminée par une houppe.

    Ne pouvant voir son visage, il regardait ses beaux cheveux noués, ses habits flottants et sa noble démarche — Fénelon (1651-1715)

  2. Fig. Uni par une sorte de nœud. Une amitié nouée entre deux jeunes gens. Une pièce bien nouée, mal nouée, pièce de théâtre dont l'intrigue est bien faite, mal faite.

  3. Synonyme vulgaire de rachitique, le gonflement des extrémités articulaires étant un des symptômes du rachitisme. Cet enfant est noué. Substantivement. Cet homme est noué de goutte, l'humeur de la goutte s'est arrêtée, s'est fixée dans les jointures de ses membres. Fig. Il se dit au moral. Esprit noué. Intelligence nouée.

    Qui fourmillent de cagneux, de noués — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  4. Fécondé, en parlant des fleurs des arbres à fruit. Terme de chasse. Se dit d'une chienne qui est pleine.

    Ils [certains oiseaux] se nourrissent de jeunes fruits à peine noués — Buffon (1707-1788)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • nouées — pluriel féminin — /nue/
  • noués — pluriel masculin — /nue/
  • nouée — singulier féminin — /nue/
  • noué — singulier masculin — /nue/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée noué#42954.

noue

nom, féminin, /nu/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873) — entrée 1

s. f.

  1. Terre grasse et humide qui est une espèce de pré servant à la pâture des bestiaux. Sorte de trou ou de lieu bas où se jettent les eaux des rivières lors de leurs débordements. Les Noues, nom, à Montereau, d'une promenade sur la rive gauche de l'Yonne.

Étymologie : Norm. noe, prairie marécageuse ; bas-lat. noa et novium. Ce mot paraît être le même que l'ancien français noue, qui signifiait nage, et qui vient de natare, par l'intermédiaire d'une forme latine notare, qui se trouve dans l'italien.

Historique : XIVe s. Une noe contenant journée à deux hommes, faucheurs de pré ; laquelle noe est joignant à la riviere d'Arve XVIe s. L'arpent de pré sur riviere et à deux herbes, dix sols ; l'arpent d'autre pré et à une herbe, cinq sols ; l'arpent de noe, deux sols six deniers tournois

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 3

s. f.

  1. Terme de pêche. Se dit des entrailles, du foie et de la langue d'une morue. Vessie à air de morue, qui fait un mets délicat ; elle se trouve le long de l'arête du poisson en dedans. On dit aussi noves (voy. ce mot).

Étymologie : Sans doute l'ancien français noue, nage (voy. NOUE 1).

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Littré (1873) — entrée 2

s. f.

  1. Endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles. La noue cornière est celle où les couvertures de deux corps de logis se joignent. Terme de charpente. Pièce de bois qui reçoit les empannons de deux combles qui se joignent en angle rentrant.

  2. Noue de plomb, table de plomb qui est de toute la longueur de la noue d'un comble d'ardoise.

  3. Espèce de tuile en demi-canal, qui sert à égoutter les eaux.

  4. Terme de paveur. Partie de pavé de forme triangulaire au droit d'un angle rentrant, composée de deux revers au milieu desquels est un ruisseau.

Étymologie : Bas-lat. noccus, d'une origine germanique : anc. h. allem. nôch, conduit.

Historique : XIVe s. Despense pour reffere la noe dessus la chappelle, qui estoit pourie Item à mestre Pierre le couvreur, pour ressauder le nock de Nostre Dame Elle getta [un enfant nouveau-né] par un noc estant en la dite chambre, en un jardin d'une sienne voisine XVe s. Un nolz ou auge de pierre de maubre Guillotin Barbes avoit getté et mis certaines pierres au no du moulin à fouler draps

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. d’Arts — Endroit où se rencontrent les surfaces inclinées de deux combles.

  2. Il se dit aussi d’une Lame de plomb, de zinc ou de cuivre placée à cet endroit.

  3. Il se dit également d’une Tuile creuse servant à l’écoulement des eaux. Les noues d’une lucarne.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • noues — pluriel — /nu/
  • noue — singulier — /nu/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée noue#42911.

noué

nom, masculin, /nue/

Voir aussi : forme féminine nouée

Grammaire et formes (2)
  • noués — pluriel — /nue/
  • noué — singulier — /nue/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée noué#42953.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.