niellé
adjectif, /njele/ ou /njɛle/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1873 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
part. passé
Poignée niellée.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
part. passé
Gâté par la nielle. Se dit des fruits qui prennent difficilement leur accroissement et dont la surface est tachée.
Le blé niellé paraît renflé ou plus rempli que le blé sain ; cependant, si on le met dans l'eau, il surnagera — Charles Bonnet (1720-1793)
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (1)
- niellé — singulier masculin — /njele/ ou /njɛle/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée niellé#81357.
nielle
nom, féminin, /njɛlə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) · 1873 (1 sens) · 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873) — entrée 2
s. m.
Terme d'orfévrerie. Ornements ou figures que l'on grave en creux sur un ouvrage d'orfévrerie, et dont les traits sont remplis d'une sorte d'émail noir, fait d'un mélange d'argent, de plomb et de soufre liquéfiés.
Se dit de l'émail noir dont on se servait pour faire ressortir la gravure appelée nielle, et qui est un mélange de soufre, de plomb et d'argent.
Se dit aussi de l'empreinte en soufre, ou de l'épreuve sur papier, tirée de la planche de métal.
Étymologie : Provenç. niel, niell ; espagn. niel ; ital. niello ; du bas-lat. nigellum, dessin en émail noir sur un fond d'or ou d'argent ; du lat. nigellus, diminutif de niger, noir. C'est niel, masculin, qui a donné au pluriel nuaux.
Historique : XIIIe s. D'or avoit [la coupe] deseure un cisel à trifoïre et à neel Fors qu'en le [la] coupe al damoisel N'a or, ne argent, ne noel XVIe s. Au fond du vieux palais, autres fois le sejour Des demi dieux de France, est un temple d'amour ; à nuaux argentez la voute est toute painte
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Plante qui croît dans les blés, et dont la semence est noire. Sous le nom de nielle des blés on a confondu le nigella arvensis, L., renonculacées, et l'agroslemma githago, L., caryophyllées, toutes deux à graines noires.
Nielle a encore été employé comme synonyme de nigelle, genre de renonculacées, et l'on a appelé nielle de Virginie, le mélanthe de Virginie — Benjamin Legoarant (1792-1863)
Étymologie : Picard, nelle, nèle ; génev. niolle ; provenç. niela ; catal. niella ; espagn. neguilla ; ital. nigella ; du lat. nigella planta, plante noire, diminutif de niger, noir.
Historique : XVIe s. La mesnagere envoiera le bled au moulin, après l'avoir fait nettoier de toutes ordures, de nielle, de vesce, d'yvroie, de pierres de gravois, de poussiere .... Prendre par le nez de la niele, dite poivrete, trempée en vinaigre, et poudre de pirete pour faire esternuer
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré (1873) — entrée 3
s. f.
Maladie des grains qui convertit l'épi en une poussière noirâtre, et qui est produite par deux espèces de champignons parasites, uredo carbo, DC. et uredo caries, DC., On l'appelle aussi charbon, carie.
Lorsqu'il viendra sur la terre, ou famine, ou peste, ou corruption de l'air, ou que la nielle, la sauterelle, ou quelque maligne humeur gâtera les blés — Lemaistre de Sacy (1613-1684)
Nielle des arbres, nom que l'on a, à tort, donné à la rouille et au blanc des arbres.
La nielle se met aussi sur le pied et sur les feuilles de melon, sur la chicorée et sur les concombres, et elle les fait périr — LA QUINTINYE
Terme de marine. Sorte de fermentation qui détériore les toiles à voile.
Étymologie : Normand, nuile, nieule, nielle ; génev. niolle, petite pluie froide. On a rattaché nielle, maladie des blés, à nielle, plante ; mais il paraît y avoir seulement confusion par assimilation entre nielle, plante, et niele ou niolle, brouée, brouillard qui cause la maladie des plantes ; en ce sens nielle vient du latin nebula, nuage, brouillard (voy. NÈBLE et NEUBLE). Le normand a conservé la forme la plus voisine du latin. D'ailleurs le texte des Chroniques de St-Denis prouve que la nielle était une rosée. Oudin connaissait le sens précis de ce mot, puisque, dans son Dictionnaire, il traduit niel
Historique : XIVe s. Comme par brueillaz ou par niele En France entour la Saint Jehan cheut sur les blez une rousée qu'on appelle nielle, dont ils furent si enmiellés que, quant on mettoit l'espi en sa bouche, il sentoit le miel tout proprement Ce ne vault grain ars [brûlé] de niele XVIe s. Satan, afin de priver l'eglise de ce thresor inestimable, l'a desja de longtemps obscurci, premierement par nioles et brouées, et puis apres par tenebres fort espesses
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. de Botanique — Nom vulgaire de la nigelle.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nielles — pluriel — /njɛlə/
- nielle — singulier — /njɛlə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée nielle#42574.