nièce
nom, féminin, /njɛsə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Fille du frère ou de la sœur.
Je sais qu'une favorite ou nièce d'abbesse est la plus mauvaise de toutes les éducations — Mme de Maintenon (1635-1719)
Isaac Newton avait une nièce assez aimable nommée Mme Conduit ; elle plut beaucoup au grand trésorier Halifax ; le calcul infinitésimal et la gravitation ne lui auraient servi de rien sans une jolie nièce — Voltaire (1694-1778)
Petite-nièce, la fille du neveu ou de la nièce.
Il me vint l'autre jour trois jolies femmes, ce sont les petites-nièces de M. Descartes — Mme de Sévigné (1626-1696)
M. Titon du Tillet, ancien maître d'hôtel ordinaire de la reine, âgé de 85 ans, lui recommanda [à Voltaire] la petite-nièce du grand Corneille, qui, étant absolument sans fortune, était abandonnée de tout le monde — Voltaire (1694-1778)
Nièce à la mode de Bretagne, la fille du cousin germain ou de la cousine germaine.
Étymologie : Picard, ennette ; provenç. nepta, netsa, catal. neta ; espagn. nieta ; du lat. neptis (voy. NEVEU).
Historique : XIIe s. Belle niece Aude, or vous croist seigneurie Helissant [ils] emmenerent, niece Lohot de Frise XIIIe s. Symons en [de Berte] fait sa niece, et Constance s'amie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Fille du frère ou de la soeur.
Petite-nièce, La fille du neveu ou de la nièce.
Nièce à la mode de Bretagne, La fille du cousin germain ou de la cousine germaine.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nièces — pluriel — /njɛsə/
- nièce — singulier — /njɛsə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée nièce#42694.