niaiserie
nom, féminin, /njɛzəʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Chose niaise. Niaiseries emphatiques, pensées sans valeur émises avec la prétention de dire des vérités très profondes.
Vous croyez donc.... que les pièces comiques sont des niaiseries qui ne méritent aucune louange ? — Molière (1622-1673)
Cependant, comme si le christianisme et la croix de Jésus étaient une fable, nous n'avons d'ambition que pour la gloire du siècle ; l'humilité chrétienne nous paraît une niaiserie — Bossuet (1627-1704)
Le caractère de celui qui est niais. La niaiserie de ce jeune homme est incroyable.
L'esprit du monde n'est qu'un esprit de niaiserie qui nous fait voir les choses niaises comme importantes — Fléchier (1632-1710)
Étymologie : Niaiser.
Historique : XVIe s. Le plus communement nous nous sentons plus esmeus des trepignements, jeux et niaiseries pueriles de nos enfants, que nous ne faisons aprez de leurs actions toutes formées
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Caractère de celui qui est niais. Il est d’une niaiserie ridicule. Il se dit aussi des Choses. Il nous a fait une réponse de la dernière niaiserie.
Il signifie aussi Bagatelle, chose frivole. Ne nous amusons pas à des niaiseries. Vous nous débitez cela comme une chose sérieuse, et c’est une niaiserie. Il ne dit que des niaiseries.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- niaiseries — pluriel — /njɛzəʁi/
- niaiserie — singulier — /njɛzəʁi/
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