neveu
nom, masculin, /nəvø/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Dans le sens latin, qui n'est plus guère usité, petit-fils. Au plur. Dans le style soutenu, les neveux, la postérité, ceux qui viendront après nous. On dit dans le même sens : derniers neveux, arrière-neveux.
Avant que d'y périr, s'il faut qu'il y périsse, Qu'il vous laisse un neveu qui le soit de Maurice — Pierre Corneille (1606-1684)
Jusques à souhaiter des fils et des neveux — Pierre Corneille (1606-1684)
Fils du frère ou de la sœur. Petit-neveu, le fils du neveu ou de la nièce. Neveu à la mode de Bretagne, le fils du cousin germain ou de la cousine germaine. Neveu à la mode du Marais, bâtard ; locution qui vient d'un fils naturel que M. de Tresmes avait eu d'une sœur de Scarron, logée au Marais, à Paris. Cardinal neveu, cardinal qui est le neveu d'un pape vivant.
Je vieillis, et ne puis regarder sans effroi Les neveux affamés dont l'importun visage De mes biens à mes yeux fait déjà le partage — Boileau (1636-1711)
Mon père la [Aricie] réprouve, et, par des lois sévères, Lui défend de donner des neveux à ses frères — Jean Racine (1639-1699)
Étymologie : Provenç. neps, nebs, nebot ; esp. nieto ; port. neto ; ital. nepote, nipote ; du lat. nepos, nepotem, petit-fils, et plus tard neveu. Le vieux français niés, le provençal neps, nebs, est le nominatif, répondant au latin nepos, avec l'accent sur nep ; nevou, neveu, nebot, est le régime et répond à nepotem, avec l'accent sur po. Nepos est parallèle à l'allemand Neffe ; inscription persane, nepa ; zend, naptar ; sanscr. naptri, tous mots qu'Eugène Burnouf rattache au sanscrit nābhi, nombril et race.
Historique : XIe s. Vint i ses niés, ot vestue sa broine [cuirasse] [Ils] Plorent lur filz, lur freres, lur nevolz Pur mon neüd, que [je] voudreie trouver XIIe s. Qui son neveu vendi à la gent Herupois Fai nus livrer set de ses fiz e des nevoz Saül Cil qui esteit niez, fis devint, Et por mere l'ante [la tante] se tint ; Au nevo fu l'ante livrée XIIIe s. Cil dui conte estoient cousin germain et neveu le roi de France Joffrois de Villehardoin, qui niés estoit Joffroi le mareschal de Champaigne Li fix de mon frere m'est el secont degré de lignage de costé en avalant, et l'apele on neveu XIVe s. Se ses filz ou…
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
(féminin NIÈCE.) Fils du frère ou de la soeur. C’est mon neveu. L’oncle et le neveu.
Petit-neveu, Le fils du neveu ou de la nièce.
Neveu à la mode de Bretagne, Le fils du cousin germain ou de la cousine germaine.
Par extension, Nos neveux, nos derniers neveux, nos arrière-neveux, La postérité, ceux qui viendront après nous.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- neveux — pluriel — /nəvø/
- neveu — singulier — /nəvø/
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