neuvaine

neuvaine

nom, féminin, /nøvɛnə/ ou /nœvɛnə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. L'espace de neuf jours consécutifs, pendant lesquels on fait quelque acte de dévotion.

    S'il nous arrive quelque maladie ou quelque affaire fâcheuse, c'est alors que nous commençons à faire des neuvaines à tous les autels, et à fatiguer véritablement le ciel par nos vœux — Bossuet (1627-1704)

  2. Réunion de neuf personnes. Il s'est dit pour assemblage de neuf choses.

    En ce malheureux siècle où chacun vous [les Muses] méprise, Et quiconque vous sert n'en a que de l'ennui, Misérable neuvaine, où sera votre appui, S'il ne vous tend les mains et ne vous favorise ? — Malherbe (1555-1628)

Étymologie : Provenç. esp. et ital. novena ; du lat. novenus, dérivé de novem, neuf (voy. NEUF 1).

Historique : XVIe s. Adieu, troupe sçavante, adieu, belle neuvaine ...admirant la belle Calliope, Je devins amoureux de sa neuvaine trope

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Espace de neuf jours consécutifs pendant lesquels on fait quelque acte de dévotion, quelque prière en l’honneur d’un saint pour implorer son secours. Faire une neuvaine à Notre-Dame de Lourdes. La neuvaine de sainte Geneviève.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • neuvaines — pluriel — /nøvɛnə/ ou /nœvɛnə/
  • neuvaine — singulier — /nøvɛnə/ ou /nœvɛnə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée neuvaine#42518.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.