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négoce

négoce

nom, masculin · /nɛɡɔsə/ ou /neɡɔsə/

Usage : d'usage courant (1.15 occurrences par million, Lexique 3.83).

Définitions

  1. Activité de commerce, achat et vente de marchandises, en particulier à grande échelle ; terme aujourd'hui plutôt soutenu.

    « Vous faites là, monsieur, un fort joli négoce »Dancourt (1661-1725)

    « Certains particuliers qui, riches du négoce de leurs pères.... »La Bruyère (1645-1696)

  2. Activité commerciale jugée moralement douteuse, impliquant des procédés peu recommandables : se livrer à un négoce frauduleux.

    Ébauche, en attente de relecture.

Définitions Francorium (CC BY-SA 4.0) · méthode.

Grammaire et formes (2)
  • négoces : pluriel · /neɡɔsə/ ou /nɛɡɔsə/
  • négoce : singulier · /neɡɔsə/ ou /nɛɡɔsə/

Témoignages historiques

Littré (1873) · 2 sens

s. m.

  1. Proprement et étymologiquement, il se dit de toute affaire, de toute entremise d'affaires. En mauvaise part, il se dit de certaines industries suspectes, soit à cause du péril, soit à cause de la messéance, de la honte qui y est attachée. La contre-bande est un périlleux négoce. Faire un vilain négoce, se mêler de quelque chose de honteux. Ironiquement. Fig.

    Vous faites là, monsieur, un fort joli négoceDancourt (1661-1725)

    Alors [chez les premiers chrétiens] la piété était véritable, parce qu'elle n'était pas encore devenue un art ; elle n'avait pas encore appris à s'accommoder au monde, ni à servir au négoce des ténèbresBossuet (1627-1704)

  2. Particulièrement, synonyme moins usité de commerce. Se mettre dans le négoce. Faire le négoce. Fig. Aujourd'hui on ne dirait plus, comme Montesquieu, le négoce d'Athènes, mais le commerce d'Athènes ; commerce est réservé pour un État, une nation, un peuple.

    Si c'est quelque chose, messieurs, qui dépende de mon petit négoce, je suis tout prêt à vous rendre serviceMolière (1622-1673)

    Certains particuliers qui, riches du négoce de leurs pères....La Bruyère (1645-1696)

Étymologie : Provenç. negoci ; espagn. negocio ; ital. negozio ; du lat. negotium, de nec, ni, ne, faisant fonction de préfixe négatif, et otium, loisir.

Historique : XIIe s. Nus [nul] ki servet à Deu ne soi emploiet ez seculiers negosces XIVe s. Guillaume.... gouvernant les negoces et besongnes d'icelle Marguerite XVIe s. Il l'avoyt en si grande privaulté receu, que rien ne lui celoyt des menues negoces de sa maison Ainsi sont ils serfz toute leur vie les uns des voluptez, et les autres des negoces et du gaing Serf de mes negoces, ou, encore pis, de ceulx d'autruy Le negoce de la paix, qui n'avoit jamais esté intermis, fut repris plus que de coustume

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0). Tout ce témoin.

Académie française, 8e édition (1935) · 2 sens

n. m.

  1. Trafic, commerce. Faire le négoce. On dit plutôt aujourd’hui Commerce.

  2. On l’emploie figurément dans un sens péjoratif. Cet homme se livre à un étrange négoce. On ne sait quel négoce font ces gens-là.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935), domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire. Tout ce témoin.

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR, entrée négoce#43213.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.