néfaste
adjectif, /nefastə/ ou /nɛfastə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adj.
Terme d'antiquité romaine. Jours néfastes, jours auxquels il n'était pas permis au magistrat de prononcer les paroles solennelles de procédure, et jours où il était défendu par la religion de vaquer aux affaires publiques. Jours néfastes se disait aussi des jours de fêtes solennelles qui étaient accompagnées de sacrifices ou de spectacles. Jours de deuil et de tristesse regardés comme funestes, en mémoire de quelque disgrâce éclatante du peuple romain.
Aujourd'hui, jour néfaste, jour signalé par quelque événement sinistre. Par extension, il se dit des choses illicites et funestes. Action néfaste. Guerre néfaste.
Étymologie : Lat. nefastus, de nefas, toute violation de la loi divine, qui vient de ne, non, et fas, droit, de fari, prononcer (voy. FABLE).
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adj. des deux genres
T. d’Antiquité — Il se disait, chez les Romains, des Jours où il était défendu par la religion de vaquer aux affaires publiques.
Il désignait aussi les Jours de deuil et de tristesse destinés à l’inaction et regardés comme funestes, en mémoire de quelque disgrâce éclatante du peuple romain. L’anniversaire de la journée d’Allia et celui de la défaite de Cannes étaient des jours néfastes.
Il signifie aujourd’hui, d’une manière générale, Qui est fatal, funeste, qui est une cause de deuil, de tristesse. Des événements néfastes. Par extension, Jouer un rôle néfaste. Personnage néfaste. Invention néfaste.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- néfastes — pluriel — /nefastə/ ou /nɛfastə/
- néfaste — singulier — /nefastə/ ou /nɛfastə/
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