né · ne

adjectif, /ne/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (8 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Qui est venu au monde. Les enfants nés en ce jour.

  2. Bien né, né d'une famille honnête, honorable. Né ce que..., qui est d'une certaine extraction.

    Étant né ce qu'il est, souffrir un tel outrage ! — Pierre Corneille (1606-1684)

    Je ne puis jeter l'œil sur ce que je suis née, Sans voir que de périls suivront cet hyménée — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Né à, né pour, qui a des dispositions innées pour. Fig.

    Tout de bon, il semble qu'elle ait eu celui [l'esprit] de tout le monde, à voir comme elle est née à toute chose — Voiture (1597-1648)

    Les esprits nés à la tyrannie — Malherbe (1555-1628)

  4. Qui tient de sa naissance certaine qualité, dignité, fonction. Né dans.... né sur.... se dit pour exprimer qu'on possède en naissant telle ou telle chose.

    Vous êtes né ce que nous tâchons de devenir — Guez de Balzac (1597-1654)

    Né ministre du Dieu qu'en ce temple on adore — Jean Racine (1639-1699)

  5. Bien né, mal né, qui a apporté en naissant de bonnes, de mauvaises dispositions... Fig.

    Aux âmes bien nées La valeur n'attend pas le nombre des années — Pierre Corneille (1606-1684)

    Ce prince est trop bien né pour vivre mon sujet — Pierre Corneille (1606-1684)

  6. Fig. Produit, en parlant des choses. Né de, produit par, issu de.

    Née [la comédie] vers la cinquantième olympiade, dans les bourgs de l'Attique, assortie aux mœurs grossières des habitants de la campagne, elle n'osait approcher de la capitale — Jean-Jacques Barthélemy (1716-1795)

    Goûtez des jours sereins, nés du sein des orages — Voltaire (1694-1778)

  7. Né se joint par un trait d'union à quelques adjectifs pour signifier que la qualité exprimée est de naissance. Aveugle-né. Mort-né, mort-née, mort avant que de naître. Enfant mort-né. Une fille mort-née. Fig. en parlant des ouvrages d'esprit, des lois, etc. qui n'ont aucun succès, aucune efficacité. Une tragédie mort-née. Au plur. Des mort-nés, suivant l'Académie. Laveaux veut qu'on écrive morts-nés, disant qu'il s'agit d'enfants nés morts ; mais, comme l'usage a prévalu de dire au féminin mort-née, il faut considérer ici mort comme un préfixe invariable. Nouveau-né, ée, qui est né depuis peu de temps, qui vient de naître (dans cette locution, nouveau est adverbe et invariable). Un enfant nouveau-né. Une fille nouveau-née. Fig. En parlant des choses qui viennent de naître. S. m. Un nouveau-né. Au plur. Des nouveau-nés. Des enfants nouveau-nés. Premier-né (ici premier et adjectif et s'accorde ; mais dans l'usage il n'y a point de féminin, et l'on ne trouve ni ne dit une première-née), le premier enfant mâle. Les enfants premiers-nés. S. m. Un premier-né. J'ai perdu mon premier-né. Il se dit aussi, en parlant des animaux. Les premiers-nés des animaux étaient offerts à Dieu. Fig. Dernier-né, enfant mâle né le dernier de tous. S. m. Elle a voulu être la nourrice de son dernier-né. Au plur. Derniers-nés.

    Louis XIV fut poussé à remettre en vigueur l'édit mort-né de Henri IV [sur les bâtards] — Saint-Simon (1675-1755)

    Chez un tailleur, mon pauvre et vieux grand-père, Moi nouveau-né, sachez ce qui m'advint — Béranger (1780-1857)

  8. Né se joint par un trait d'union à certains noms qu'il qualifie, pour exprimer que la qualification dont il s'agit est attachée comme par droit de naissance. Légat-né. Président-né. Fig. Il se dit de tout ce que l'on compare à une condition de naissance. Il est l'ennemi-né de..., c'est-à-dire il a une tendance naturelle à combattre.... Il est le protecteur-né des sciences et des arts, signifie qu'en toute occasion il les protége, ou que, par sa position, il a le devoir de les protéger. Le trait d'union ne se met pas quand né est séparé de son nom par quelque mot interposé.

    Les princes du sang, magistrats-nés dans cette affaire — Bossuet (1627-1704)

    Il [Romulus] fut reconnu en même temps pour le chef de la religion, le souverain magistrat de la ville, et le général-né de l'État — Vertot (1655-1735)

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • nées — pluriel féminin — /ne/
  • nés — pluriel masculin — /ne/
  • née — singulier féminin — /ne/
  • — singulier masculin — /ne/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée né#43126.

ne

adverbe, /nə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (19 sens)

Littré (1873)

  1. Mot qui rend une proposition négative et qui précède toujours le verbe ; seul et isolé de pas ou point, il n'a plus son ancienne vertu négative que dans certains emplois déterminés. Ne s'emploie seul avec les verbes cesser, oser, savoir, avoir garde, pouvoir et importer (impersonnel). Il n'a cessé de gronder. On n'ose l'aborder. Il n'a garde d'y manquer. Je ne puis me taire. Toutefois, en ces cas, on peut mettre aussi pas ou point. Il ne cesse pas de gronder. Il se dit seul avec d'autres verbes, mais dans le style familier et un peu archaïque. On le met seul aussi avec l'impératif, mais dans la conversation et dans le style familier. Ne bougez d'ici. Cela se fait encore quelquefois à l'impératif, dans la poésie élevée.

    L'un dit : je n'y vais point, je ne suis pas si sot ; L'autre : je ne saurais — La Fontaine (1621-1695)

    Il n'importe d'avoir payé Le Vacher ou non — Mme de Sévigné (1626-1696)

  2. Dans des phrases négatives ou interrogatives, ne se dit seul au second membre, quand ce second membre est négatif. Y a-t-il un homme dont elle ne médise ? Avez-vous un ami qui ne soit des miens ? Je ne vois personne qui ne vous loue.

    Don Rodrigue, surtout, n'a trait en son visage Qui d'un homme de cœur ne soit la haute image — Pierre Corneille (1606-1684)

  3. Ne se dit seul quand l'étendue de la négation est restreinte par quelque terme. Il ne lit guère. Je ne sortirai de trois jours.

    Tout fut mis en morceaux ; un seul n'en échappa — La Fontaine (1621-1695)

    Il n'est demeure plus secrète — La Fontaine (1621-1695)

  4. Ne se dit seul avec autre et que. Je n'ai d'autre désir que celui de vous être utile. Mais on peut dire aussi : je n'ai pas d'autre désir....

  5. Ne se dit seul, quand le mot que signifie pourquoi, au commencement d'une phrase, ou quand il sert à exprimer un désir, à former une imprécation. Que n'êtes-vous arrivé plus tôt ! Que ne m'est-il permis.... Que n'est-il encore vivant !

  6. Après depuis que ou il y a, suivi d'un mot qui indique une certaine quantité de temps, on se sert de ne seul, quand le verbe est au parfait. Depuis que je ne l'ai vu. Il y a six mois que je ne lui ai parlé. Mais il faut pas ou point, si le verbe est au présent ; ce qui forme un sens tout différent. Depuis que nous ne nous voyons pas. Il y a six mois que nous ne nous voyons plus.

  7. Ne se dit seul dans un membre de phrase gouverné par si, au sens de à moins que. Je ne sortirai point, si vous ne me venez prendre en voiture. Cependant on dit aussi, quoique moins bien : je ne sortirai pas si vous ne venez pas me prendre en voiture.

  8. On se sert de ne seul, lorsque deux négations sont jointes par ni. Je ne l'estime ni ne l'aime. Heureux qui n'a ni dettes, ni procès ! On s'en sert aussi quand ni est redoublé, soit dans le sujet : Ni les biens ni les honneurs ne valent la santé ; soit dans l'attribut : Il est avantageux de n'être ni trop pauvre ni trop riche.

  9. C'est ne seul qu'on emploie dans la tournure n'était, n'eût été, qui se dit pour si ce n'était, si ce n'eût été.

    Et je suivrais encore un si noble exercice, N'était que l'autre hiver, faisant ici ma cour, Je vous vis et je fus retenu par l'amour — Pierre Corneille (1606-1684)

    Confessez-le, ma sœur, vous sauriez vous en taire, N'était le testament du feu roi notre père — Pierre Corneille (1606-1684)

  10. Le plus ordinairement, ne, jugé insuffisant par l'usage, est accompagné de pas ou point, ce qui fait la négation complète ; toutefois il ne faut pas oublier que le sens négatif appartient à ne seulement, et que pas et point sont des mots essentiellement affirmatifs. Il ne veut pas. Ne viendra-t-il pas avec nous ? Ne vendez point votre maison. On peut mettre indifféremment pas et point devant ou après le verbe, s'il est à l'infinitif : pour ne pas souffrir, pour ne souffrir pas. Toutefois la première façon de parler est la plus usitée. Dans les temps simples du verbe, pas et point doivent toujours suivre le verbe. Il ne souffre point. Il ne souffrit pas. Au contraire, dans les temps composés, ils se mettent entre l'auxiliaire et le participe. Il n'a point souffert. Il n'a pas chanté. Pour la distinction entre pas et point, voy. PAS. Lorsque ne n'est suivi ni de pas ni de point ni d'aucun autre mot équivalent, le sens de la proposition est moins négatif. Je ne sais marque une ignorance moins absolue que je ne sais pas. Quant aux différents emplois de savoir avec ne, voy. SAVOIR.

  11. Les mots personne, rien, goutte, jamais, mot, jouent avec ne le même rôle que pas ou point. Je n'y connais personne. Je ne le verrai jamais. Je n'y vois goutte. Je ne demande rien. Je ne dis mot.

  12. Nul, qui est essentiellement négatif, est toujours accompagné de ne, quand il n'est pas attribut (autrement on ne met pas ne : ses moyens sont nuls). Je n'ai nul souci.

    Je vous porterai tous, L'un après l'autre, en ma retraite ; Nul que Dieu seul et moi n'en connaît les chemins — La Fontaine (1621-1695)

  13. Ne.... pas.... ne.... pas, double négation qui affirme. Je ne puis pas ne pas croire qu'il en est ainsi, c'est-à-dire je suis forcé de croire qu'il en est ainsi.

    Ces archers aux casaques peintes Ne peuvent pas n'être surpris, Ayant à combattre les feintes De tant d'infidèles esprits — Malherbe (1555-1628)

  14. Ne est dubitatif après les verbes craindre, trembler, appréhender, avoir peur et expressions analogues. Je crains qu'il ne pleuve. Je tremble qu'il ne s'aperçoive de ma faute, etc. Dans ces phrases, il n'y a aucune négation, et ne n'exprime que le caractère dubitatif. Quand le verbe douter est négatif ou simplement interrogatif, on emploie le ne dubitatif dans la seconde proposition, à moins qu'on ne veuille exprimer une chose positive et en quelque sorte incontestable, comme ; Je ne doute pas que César ait été assassiné dans le sénat. Doutez-vous que je sois votre ami ? De même, lorsque le verbe de la proposition primordiale est nier ou l'un de ses équivalents disconvenir, désespérer, employés négativement, on se sert de la dubitative ne dans la proposition complétive, à moins que cette proposition ne renferme aucune idée de doute, n'exprime un fait incontestable comme : Je ne nie pas qu'il y ait un Dieu.

    Je ne nie pas que vous soyez heureux — Benjamin Legoarant (1792-1863)

  15. Ne explétif après un comparatif d'inégalité suivi de que et d'une proposition complétive. Vous écrivez mieux que vous ne parlez. Il est plus riche qu'il ne l'était. Elle est plus belle que vous ne croyez. Le caractère explétif de ce ne est prouvé par le latin qui ne met point de négation : ditior est quam erat, il est plus riche qu'il n'était. Après les mêmes comparatifs d'inégalité, si le premier membre est négatif, le second d'ordinaire ne prend point le ne explétif. Il n'est pas plus riche qu'il était. Vous n'écrivez pas mieux que vous parlez. Cependant des écrivains ont mis ce ne, et, quoique des grammairiens aient noté cela comme une faute, le caractère explétif de ce ne ne permet pas, grammaticalement, de souscrire à leur décision. Quand, avec des comparatifs d'inégalité, la phrase exprime une vraie égalité, il faut mettre le ne explétif. Vous n'écrivez pas mieux que vous ne parlez, c'est-à-dire vous écrivez aussi mal que vous parlez. Avec une phrase interrogative, sans négation, on supprime le ne explétif, parce que c'est une vraie inégalité qu'on veut exprimer. Si la phrase exprime sous forme interrogative ce qui aurait été exprimé sous forme négative, on met ne. L'existence de Scipion sera-t-elle plus douteuse dans dix siècles, qu'elle ne l'est aujourd'hui ? Si la phrase est négative et interrogative, on met ne. Ne peut-on pas mieux servir un maître que vous n'avez servi don Garcie ? Avec autre, autrement, on met le ne explétif. Le ne se supprime quand la phrase est négative, comme avec les comparatifs d'inégalité. Vous ne pensez pas autrement que vous dites. Avec avant que on met, si l'on veut, un ne, qui est toujours explétif. Sortez avant qu'il ne pleuve.

    Je pars plus amoureux que je ne fus jamais — Jean Racine (1639-1699)

    Je vous entends ici mieux que vous ne pensez — Jean Racine (1639-1699)

  16. Ne... que, ne... pas... que, voy. QUE.

  17. N'avoir pour un seul, ou n'avoir pas pour un seul..., n'avoir pas uniquement un seul... Cette tournure est l'équivalent correct du barbarisme vulgaire d'aujourd'hui, ne.... pas que, qui dirait : Les autres n'ont pas qu'un seul adversaire (voy. QUE).

    Les autres n'ont pour un seul adversaire — La Fontaine (1621-1695)

  18. Ne est quelquefois supprimé dans une formule interrogative. Cela ne se fait guère qu'en poésie ; cependant en voici des exemples en prose.

    Le ciel permet-il pas d'aimer ou de haïr ? — La Fontaine (1621-1695)

    De quoi te peux-tu plaindre ? ai-je pas réussi ? — Molière (1622-1673)

  19. Ne a été employé pour ni ; c'est un archaïsme.

    Il ne saura qui, quoi, n'en quelle part, N'en quel logis.... — La Fontaine (1621-1695)

    On n'avait vu, ne lu, n'ouï conter.... — La Fontaine (1621-1695)

Étymologie : Forme affaiblie du latin non. D'anciens textes conservent le non latin, en normand nen ; mais de très bonne heure aussi, non ou nen s'atténua en ne. Ne dans les textes rapportés à l'historique a souvent le sens de ni ; en cette acception il vient du latin nec. Dans l'ancienne langue, on trouve souvent ne employé sans aucune idée de négation pour et et ou.

Historique : IXe s. Si io returnar non l'int pois [si je ne l'en puis détourner] Xe s. E io ne dolreie [je ne serais pas chagrin].... Ne aiet niuls male voluntatem contra sem peer Ne por or ned argent ne paramenz XIe s. Altre home qui ceste franchise nen ad.... Nen ai tel gent qui la sue derompe Sa hanste est fraite, [il] n'en a que un tronçon XIIe s. Ainz [avant] qu'il soit vespre ne le soleil couchant Tu n'es mes homs Cil court plus tost qu'arcs ne jette bouzon [flèche] Mieux vaut mesure [modération] que ne vaut estoutie Por verdure ne por pré, Ne por feuille ne por flor, Nulle chançon ne m'agrée Ne sai …

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (2)
  • n' — forme de base — /n/
  • ne — forme de base — /nə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée ne#42394.

nom, masculin

Grammaire et formes (2)
  • nés — pluriel
  • — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée né#171966.

ne

particule

Entrée attestée par un témoin historique — absente de la nomenclature contemporaine (Morphalou).

Témoignages historiques

Frise des témoins : Académie 1935 (10 sens)

Académie française, 8e édition (1935)

Particule négative

  1. Il s’emploie le plus souvent avec les mots Pas ou Point. Si le verbe est à un mode personnel, ce verbe s’intercale entre Ne et Pas ou Point. Je ne sais pas l’anglais. Je n’ai point compris ce que vous disiez. Je crains qu’il ne puisse pas réussir. Il ne dit pas un mot. Je n’ai point dormi de toute la nuit. Si le verbe est à l’infinitif, Pas ou Point suivent immédiatement Ne. Il croit ne pas pouvoir venir. Je dis cela pour ne point vous inquiéter. Je crains de ne pas avoir compris.

  2. NE suffit seul à marquer la négation, à la façon de la langue ancienne, dans les vieux tours, comme : Il ne dit mot. N’en pouvoir mais. N’importe! N’en avoir cure. à Dieu ne plaise! Qu’à cela ne tienne!

  3. Il peut aussi s’employer seul avec certains verbes comme Cesser, oser, pouvoir, savoir. Il ne cesse de parler. Je n’ose vous promettre. Je ne pourrai achever mon travail avant ce soir. Il ne sait que faire.

  4. Il s’emploie encore seul quand la proposition renferme un pronom, un adjectif ou un adverbe négatifs. Il ne sait rien. Personne n’est venu. Aucun de nous n’y a pensé. Il ne dit jamais la vérité. Cette mère ne s’occupe guère de ses enfants.

  5. Bien que Nul et Ni soient négatifs par eux- mêmes, ils sont toujours construits avec Ne. Nul ne s’en doute. Il n’a nul souci. Ni l’or ni les grandeurs ne nous rendent heureux.

  6. NE s’emploie seul dans les propositions subordonnées quand la proposition principale est négative ou interrogative. Il n’est pas d’homme qui ne désire être heureux. Y a-t-il quelqu’un dont il ne médise?

  7. NE s’emploie encore dans certains cas où, bien que la proposition secondaire ait la forme affirmative, la phrase entière renferme une idée négative. Il en est ainsi :

  8. Après les verbes qui expriment la crainte. Je crains qu’il ne vienne, Je désire qu’il ne vienne pas. Je redoute qu’il ne nous crée encore quelque difficulté, Je souhaite qu’il ne nous crée pas de nouvelles difficultés. Après le verbe Empêcher. Empêche qu’il ne tombe, Il ne faut pas qu’il tombe.

  9. Après les locutions conjonctives Avant que, depuis que. Finissez votre ouvrage avant que je ne revienne. Vous n’avez pas changé depuis que je ne vous ai vu.

  10. Dans certaines phrases qui expriment une comparaison, après Plus que, Moins que, Mieux que, Autre que. Il est plus riche qu’on ne croit, Il n’est pas aussi pauvre qu’on le croit. Il est moins riche qu’on ne croit, Il n’est pas aussi riche qu’on le croit. Vous écrivez mieux que vous ne parlez, Vous ne parlez pas si bien que vous écrivez. C’est autre chose que je ne croyais, Je n’aurais pas cru que ce fût ainsi.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Source de l'entrée : Dictionnaire de l'Académie française, 8e édition (1932-1935), licence public-domain — entrée NE.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.