nappe
nom, féminin, /napə/
Définitions
Linge dont on recouvre une table pour prendre un repas.
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Étendue plane et continue d'un liquide ou d'une matière.
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Couche d'eau souterraine retenue dans un sol perméable.
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Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (11 sens) — Académie 1935 (7 sens)
Littré (1873)
s. f.
Linge dont on couvre la table pour prendre ses repas. Fig. Mettre la nappe, donner à dîner. La nappe est toujours mise dans cette maison, on y trouve à manger à quelque heure qu'on y vienne. Trouver la nappe mise, dîner chez les autres. Fig. Il a trouvé la nappe mise, il a fait un mariage riche. Fig. Servir la nappe, faire sans le vouloir ou le savoir les affaires des autres. Trancher la nappe, se disait de l'action d'un héraut qui, pendant un banquet solennel, venait couper la nappe devant un des convives, pour lui reprocher un acte déloyal, ou le faire rougir de son oisiveté.
La déesse, en entrant, qui voit la nappe mise, Admire un si bel ordre — Boileau (1636-1711)
On dessert, et soudain, la nappe étant levée, Le prélat, d'une voix conforme à son malheur, Leur confie en ces mots sa trop juste douleur — Boileau (1636-1711)
Nappe d'autel, linge bénit dont on couvre un autel. Nappe de communion, linge fin et blanc qu'on met autour de la balustrade de l'autel devant les communiants.
Terme de vénerie. La peau des bêtes fauves qu'on étend quand on veut donner la curée aux chiens. Cette nappe de cerf est petite.
Morceau de toile blanche que les bouchers attachent à la tringle où ils suspendent les pièces de viande.
Ce qui a la forme ou l'apparence d'une nappe. Terme de chasse. Toute pièce de filet dont le tissu est uni, quelle qu'en soit la dimension. Terme de pêche. Nappe de filet, se dit d'une certaine étendue de filet simple que l'on tend à plat.
Nom donné à toute large table de plomb que l'on emploie sur des terrasses, larges chenaux, etc.
Terme d'hydraulique. Nappe d'eau, cascade dont l'eau tombe et s'étend en forme de nappe. Nappe d'eau, grande étendue d'eau tranquille, comme celle d'un étang, d'un lac, etc. Nappe d'eau, le niveau général des eaux d'un canton. Nappe se dit aussi de la masse d'eau étendue sous des couches de terrain plus ou moins épaisses, et à laquelle on donne issue par les puits artésiens ou autres. Nappes d'infiltration, nappes souterraines qui communiquent avec les cours d'eau.
Une fontaine qui faisait une nappe d'eau en tombant d'un rocher — Fénelon (1651-1715)
Ces fleuves s'épancher en nappes transparentes — Jacques Delille (1738-1813)
Nappe de feu, vaste surface enflammée, ainsi dite par comparaison à une nappe d'eau.
L'aspect si étrange de ces trous noirs dans une nappe de feu, qu'on appelle les taches du soleil — FAYE
Terme rural. Nappe de blé, ou, simplement, nappe, se dit des blés sur pied, quand ils couvrent également la campagne.
Terme de mathématique. Nom donné aux surfaces embrassées par les branches de certaines sections coniques. Les nappes d'une hyperbole.
La surface qui correspond à la question est terminée par une nappe infinie qui est la surface particulière que nous venons de considérer — FOURRIER
Nom que, dans la filature du coton par mécanique, on donne au coton sortant de la première carde. Celui qui met la nappe est toujours le plus foulé, c'est-à-dire celui qui donne à manger est celui qui a le plus de frais et le plus de peine.
Étymologie : Bourg. naippe ; wallon, mape ; Berry, nappilloun, déguenillé ; du lat. mappa, par un changement de l'm en n, comme dans nèfle de mespilus.
Historique : XIIIe s. Les nappes sont ostées ; quant vint après manger.... Mès alez, ci metez la nape ; Si nos asserrons au mangier XIVe s. Six grosses nappes pour cuisine Au disner sont assiz en mi le pré joli, Qu'il n'i ot nappe mise, chascun dine sur lui XVe s. Mappe XVIe s. On porte son diner et son souper, tellement que l'hoste n'est point foulé, sinon qu'il met la nappe Celuy qui met la nappe tumbe tousjours des despens
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Linge dont on couvre la table pour prendre ses repas. Nappe fine, ouvrée, damassée, unie, blanche, de couleur. Mettre, enlever, ôter la nappe.
Fig. et fam., La nappe est toujours mise dans cette maison, se dit d’une Maison où l’on peut arriver à l’improviste à l’heure des repas et s’asseoir à table sans avoir été invité à l’avance.
à l’église, Nappe d’autel, Linge dont on couvre l’autel. Nappe de communion, Linge qu’on étend devant les communiants.
Nappe d’eau, Grande étendue d’eau tranquille, soit à la surface, soit à l’intérieur de la terre. Il se dit aussi d’une Chute d’eau tombant comme les bords d’une nappe.
Nappe de feu, Vaste surface embrasée.
NAPPE se dit, en termes de Chasse, de la Peau du cerf qu’on étend par terre, quand on veut donner la curée aux chiens.
Il se dit aussi d’une Sorte de filet de chasse ou de pêche.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nappes — pluriel — /napə/
- nappe — singulier — /napə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée nappe#42198.