nantissement
nom, masculin, /nɑ̃tisəmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. m.
Ce qui nantit. Pays de nantissement, ceux où l'usage voulait qu'on se fît inscrire sur le registre public, quand on constituait une rente ; ce qui se faisait pour obtenir une sûreté privilégiée sur les biens du débiteur, en vertu de laquelle on était préféré à ceux qui n'étaient pas déjà inscrits ou qui ne l'étaient qu'après ; c'est ce que nous nommons aujourd'hui hypothèque.
Pour des nantissements qui valent bien leur prix, De la vieille vaisselle au poinçon de Paris, Des diamants usés et qu'on ne saurait vendre, Sans risquer mon honneur, je crois que j'en puis prendre — Regnard (1655-1709)
Voilà un diamant de trois cents pistoles qu'on vous donnerait pour nantissement — Dancourt (1661-1725)
Étymologie : Nantir.
Historique : XVIe s. De dessaisine, saisine et hypotecque, vulgairement appellé devest, vest et nantissement
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Gage, ce qu’on donne à un créancier comme assurance de ce qui lui est dû. Il a un bon nantissement. Il a exigé, on lui a donné des bijoux pour son nantissement, en nantissement. Prêt sur nantissement.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- nantissements — pluriel — /nɑ̃tisəmɑ̃/
- nantissement — singulier — /nɑ̃tisəmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée nantissement#42180.