naïade
nom, féminin, /najadə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens) — Académie 1935 (1 sens)
Littré (1873)
s. f.
Divinité inférieure qui, suivant le polythéisme, présidait aux fontaines et aux rivières. Fig.
Je ne me déclare caution que de l'histoire du fleuve en colère [le Rhin], que j'ai apprise d'une de ses naïades qui s'est réfugiée dans la Seine — Boileau (1636-1711)
Il [le dieu du Rhin] se trouble, il regarde, et partout sur ses rives Il voit fuir à grands pas ses naïades craintives — Boileau (1636-1711)
Terme de botanique. Genre de plantes aquatiques, monocotylédones, famille des naïadées.
S. f. pl. Terme de zoologie. Famille de mollusques comprenant les conchifères des eaux douces. Se dit aussi de certaines araignées qui plongent dans l'eau. Genre de vers aquatiques.
Il a vu de ces vers d'eau douce apodes, qu'il nomme assez improprement des naïades, qui multipliaient sous ses yeux par division naturelle — Charles Bonnet (1720-1793)
Étymologie : Lat. naias ; du grec ναϊὰς, νηϊὰς, de νάειν, couler. Au contraire, Kuhn, Zschr. f. vergl. Sprachf. t. I, p. 536, rattache ναϊὰς au sanscrit nâvyâs, les eaux des nuées, c'est-à-dire les navigantes, les nuages étant nommés dans le Véda nāvas, vaisseaux.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
T. d’Antiquité — Divinité qui, suivant la Fable, présidait aux fontaines et aux rivières.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- naïades — pluriel — /najadə/
- naïade — singulier — /najadə/
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