mutinerie
nom, féminin, /mytinəʁi/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (2 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de celui qui se mutine.
Son ordre excitait seul cette mutinerie — Pierre Corneille (1606-1684)
Dans les séditions populaires, un homme adroit qui saura manier et ménager avec art les esprits de la populace lui fera quelquefois tourner sa fureur contre ceux auxquels on pensait le moins ; ce qui rend ces sortes de mutinerie extrêmement dangereuses — Bossuet (1627-1704)
Obstination d'une personne qui se dépite.
C'est qu'un enfant qui joue dans un chemin et qui ne veut pas interrompre son jeu pour laisser passer une charrette, fait par dépit et par mutinerie ce qu'un homme ne fait point par raison — Fénelon (1651-1715)
Étymologie : Mutiner. On trouve dans le XVIe siècle mutination et mutinement.
Historique : XVIe s. Par la mutinerie des gens de guerre Faisant ce que possible luy fut pour appaiser la mutinerie
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Action de se mutiner. Une mutinerie éclata dans cette caserne. Réprimer une mutinerie.
Par extension, Les mutineries de cet écolier sont insupportables.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- mutineries — pluriel — /mytinəʁi/
- mutinerie — singulier — /mytinəʁi/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mutinerie#41402.