museau
nom, masculin, /myzo/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (7 sens) — Académie 1935 (4 sens)
Littré (1873)
s. m.
Nom donné vulgairement à la face des mammifères quand elle avance beaucoup en avant du front, de manière à rendre les mâchoires saillantes. Le museau d'un chien, d'un loup, d'un renard. Il se dit aussi des poissons.
On connaît que l'eau commence à être viciée, c'est-à-dire privée de l'air propre à la respiration, lorsque le poisson monte à la surface et sort le museau de l'eau — Mme de Genlis (1746-1830)
Populairement, par mépris et par plaisanterie. Le visage. Ironiquement. Voilà encore un beau museau, un plaisant museau, se dit d'un homme qui fait l'agréable.
Qui casse le museau, qui son rival éborgne — Mathurin Régnier (1573-1613)
Montrez de loin votre chapeau, Ou bien montez sur quelque chose Pour faire voir votre museau — Molière (1622-1673)
Terme de vétérinaire. Museau noir, ou noir museau, ou faux museau, synonyme de barbuquet.
Accoudoir d'une stalle.
Partie du panneton d'une clef, dans laquelle sont faites les entailles pour le passage des dents du râteau.
Terme d'anatomie. Museau de tanche, orifice vaginal de l'utérus.
Museau long, poisson du genre gymnote. Museau pointu, espèce du genre raie. Museau de brochet, espèce de crocodile. Demi-museau, un des noms vulgaires de l'espadon (poisson).
Étymologie : Picard, musé ; wallon, muzai ; namur. muzia ; Hainaut, musiau ; provenç. mus, et les diminutifs mursel, mursol ; espagn. et ital. muso ; anc. franç. muse, s. f. : Tot maintenant la porte ouvrirent Au borgois qui tendoit la muse, et mouse : Tous les jours une talemouse Pour bouter et fourrer sa mouse ; bas-latin, musus, dans un texte du VIIIe siècle. Origine incertaine. Cependant l'apparition de l'r dans le provençal mursel indique que cette lettre est radicale, et a disparu comme dans dos de dorsum, et dans giuso de deorsum ; de sorte que mus représenterait le latin morsus, ce avec quoi l'on m
Historique : XIIIe s. Rainsant le pié a destendu, Et Ysengrin a si feru Entre le pis et le musel, Tout coi le jeta el prael Moult s'en faut poi, par saint Marcel, Que je ne vous oing le musel XVe s. Et [la truie] avoit un musel long et tout affamé XVIe s. Petit museau, petites dens [d'un chien]
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. m.
Partie de la tête de certains animaux, qui comprend la gueule et le nez. Il se dit surtout lorsque cette partie est pointue. Le museau d’un chien. Le museau d’un renard, d’une belette, d’un blaireau.
Il se dit aussi de cette Partie de la tête chez certains poissons. Museau de brochet, de requin.
Il se dit quelquefois, populairement, en parlant des Personnes, mais seulement par mépris ou par plaisanterie. Mal lui en a pris d’aller montrer là son museau. On lui a donné sur le museau.
Ironiq. et pop., Voilà encore un beau museau, un plaisant museau, se dit d’un Homme qui fait l’agréable.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- museaux — pluriel — /myzo/
- museau — singulier — /myzo/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée museau#41317.