muré · mure · mûre

muré

adjectif, /myʁe/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (3 sens)

Littré (1873)

part. passé

  1. Entouré de murs. Fig. La vie privée doit être murée, c'est-à-dire on ne doit pas livrer à la publicité ce qui se passe dans la vie privée d'une personne.

    Chambre murée, étroite place, Quelque peu d'air pour toute grâce [prison de Fouquet à Amboise] — La Fontaine (1621-1695)

    On sait que ce n'est que sous Henri l'Oiseleur, vers l'an 920, que la Germanie eut des villes murées et fortifiées — Voltaire (1694-1778)

  2. Se dit de religieux enfermés dans un couvent.

  3. Bouché par un mur. Une porte murée.

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Grammaire et formes (4)
  • murées — pluriel féminin — /myʁe/
  • murés — pluriel masculin — /myʁe/
  • murée — singulier féminin — /myʁe/
  • muré — singulier masculin — /myʁe/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée muré#41277.

mure

adjectif

Grammaire et formes (2)
  • mures — pluriel féminin
  • mure — singulier féminin

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mure#106437.

mûre

nom, féminin, /myʁə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (2 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Le fruit du mûrier. Autant en dit le renard des mûres, se dit à celui qui méprise une chose parce qu'il ne peut l'avoir ; par allusion à un récit où le renard dédaigne des mûres qu'il ne peut atteindre ; dans la fable de la Fontaine, il s'agit de raisins.

    Cette délicatesse [du maréchal d'Huxelles] ne fut que pour Monseigneur, et pour tâcher de se faire valoir : le renard des mûres, si on ne songeait point à lui ; se faire prier, si on y pensait — Saint-Simon (1675-1755)

  2. Mûre sauvage, mûre de haie, le fruit de diverses espèces de ronces. Fig. Aller aux mûres sans crochet, entreprendre quelque chose sans s'être pourvu de ce qu'il faut pour réussir. Les ronces mêmes qui portent cette mûre.

    Sentiers Creusés sur les coteaux par les bœufs du village, Tout voilés d'aubépine et de mûre sauvage — Lamartine (1790-1869)

Étymologie : Génev. meure ; Berry, meûse, meûre, molle, môse ; wallon, meule ; namur. meûre ; Hainaut, meure, meurte, moure ; prov. et esp. mora ; port. amora ; ital. mora ; du lat. mora.

Historique : XIIe s. Feme a la loi d'enfant qui pleure ; Ce qu'avoir puet [peut], n'aime une meure XIIIe s. Lors se lieve sanz atendue, Queut [ramasse] des pierres plain son giron, Si en aroche le boisson [buisson], Qu'il voloit les meures abattre Aussi n'ot des meures renars ; Quant failli ot de toutes pars, Et il vit nule n'en auroit, Donc dist que cure n'en avoit Encor viendra tout à tens l'heure, Que li maufé [les diables], noir comme meure, Les tendront [tiendront] en lor desciplines XVIe s. Et de se presenter au pape sans latin, c'estoit aller aux mures sans crochet

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. Fruit du mûrier. Mûres noires. Mûres blanches. Par analogie, Mûre sauvage, Fruit de plusieurs espèces de ronces, qui ressemble à celui du mûrier. Manger des mûres. Un panier de mûres. Sirop de mûres.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • mûres — pluriel — /myʁə/
  • mûre — singulier — /myʁə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mûre#42094.

mure

nom, féminin

Grammaire et formes (2)
  • mures — pluriel
  • mure — singulier

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mure#106438.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.