muid

muid

nom, masculin, /mɥi/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)

Littré (1873)

s. m.

  1. Ancienne mesure de capacité, qui variait suivant les provinces. Muid de Roussillon, contenant 472 litres. Muid de Languedoc, contenant 442 litres. Muid de Montpellier, contenant 730 litres. Les muids gros, contenant 340 litres. Muid de Cahors, contenant 296 litres. Dans la basse Bourgogne, le muid n'est plus qu'une mesure de compte valant 270 litres ; on ne se sert que du demi-muid ou feuillette, contenant 135 litres. Quart-muid, petite barrique contenant 70 litres.

    Le muid de blé valait 18 hectolitres 73 litres ; celui d'avoine, 37 hectolitres 46 litres ; celui de sel, 24 hectolitres 98 litres ; celui de charbon, 41 hectolitres, 63 litres ; le muid de Paris, pour les liquides, contenait deux feuillettes, soit 268 litres — Benjamin Legoarant (1792-1863)

    Si un malheureux, pour la subsistance de sa famille, d'un muid de cidre ou de poiré, en fait trois, en y ajoutant deux tiers d'eau comme il se pratique très souvent.... — Vauban (1633-1707)

  2. La futaille qui contient la mesure d'un muid. Fig. Il est gros comme un muid, se dit d'un homme très corpulent.

    Vingt muids rangés chez moi font ma bibliothèque — Boileau (1636-1711)

    Si de continuer le ciel lui fait la grâce, Il mesurera l'or au muid — Dancourt (1661-1725)

  3. Se dit d'une mesure de terre que l'on ensemence avec un muid de grain.

  4. Muid de chaux, la valeur de six futailles. Muid de plâtre, trente-six sacs à deux boisseaux et demi.

Étymologie : Wallon, moie ; namur. mou ; bourguig. meu ; prov. muei, mueg, mug, muog ; port. modio ; ital. moggio ; du lat. modius (voy. MOYEU 1).

Historique : XIIe s. Un mui de sel auroit mangié Cest chevaliers, si com je croi, Ainçois qu'il vous defraist vers moi XIIIe s. S'on me preste un mui de forment, liquix [lequel] vaut quarante sous Car tex [tel] n'a pas vaillant deus miches, Qui est plus aese et plus riches Que tex à cent muis de froment Se tu vels [veux] trover la contenance du mui, se tu mesures le dyametre du fons et le dyametre deseure....

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. m.

  1. Mesure dont on se servait autrefois pour les liquides, pour les grains et pour plusieurs autres matières, comme le sel, le charbon, le plâtre, la chaux, etc., et qui était de différente grandeur, selon les différents pays et la nature des marchandises à mesurer. Un muid de blé. Un muid de vin.

  2. Il se dit plus particulièrement du Récipient, de la futaille qui contient la mesure d’un muid de vin ou de quelque autre liquide. Percer un muid.

  3. Fam., Cet homme est gros comme un muid, Il est fort gros.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • muids — pluriel — /mɥi/
  • muid — singulier — /mɥi/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée muid#41178.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.