moulée
nom, féminin, /mule/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) · 1877 (1 sens, 🟢 1 nouveau)
Littré (1873) — entrée 1
s. f.
Poudre qui se rassemble sous la meule des taillandiers et qui est mêlée de petites parties de fer et de pierre, synonyme de moulard ou moularde ; on s'en sert dans la teinture.
Moulée pour teindre, le baril estimé 50 sous,
Il est défendu à tous teinturiers d'employer de la moulée des taillandiers et émouleurs, limaille de fer ou de cuivre, vieil sommail [sumac] qui a servi à passer les maroquins,
Étymologie : Meule à repasser, parce que la moulée était la poudre de pierre et de fer qui tombe de ces meules.
Historique : XIVe s. Aucun ne pourra vendre draps teints en moulée pure, pour ce que c'est une teinture corrosive, mauvaise et ardente de soy
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Littré — Supplément (1877) — entrée 2
s. f.
🟢 Terme de marchand de bois. Beau bois de chauffage, ainsi nommé parce qu'il se mesure avec une mesure dite moule.
Cette essence [le chêne], qu'on rencontre généralement associée au hêtre dans une trop faible proportion, est très recherchée et estimée, avec son écorce, dans la moulée marchande
On s'attend à une augmentation sur les bois de moulée, après les adjudications
Étymologie : Mouler 1.
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française, Supplément — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Grammaire et formes (2)
- moulées — pluriel — /mule/
- moulée — singulier — /mule/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée moulée#41040.