mortellement
adverbe, /mɔʁtɛləmɑ̃/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
adv.
D'une manière qui cause la mort.
Et le monstre aussitôt blessé mortellement — Rotrou (1609-1650)
Mortellement atteint d'une flèche empennée, Un oiseau déplorait sa triste destinée — La Fontaine (1621-1695)
Pécher mortellement, commettre un péché mortel.
Le malade et son confesseur pécheraient mortellement — Pascal (1623-1662)
Douloureusement.
Du bruit de son trépas mortellement frappés — Voltaire (1694-1778)
Excessivement, en parlant des sentiments de haine, de jalousie, ainsi que des offenses.
Les Pharisiens se tenaient mortellement offensés de ce qu'il découvrait leur hypocrisie — Bourdaloue (1632-1704)
Cette aventure commence à réconcilier les jansénistes avec l'inquisition, qu'ils haïssaient jusqu'ici mortellement — D'Alembert (1717-1783)
Étymologie : Mortelle, et le suffixe ment ; prov. mortelmen ; cat. mortalment ; esp. et ital. mortalmente.
Historique : XIIe s. Et quant m'aurez mortelment deguerpi [abandonné] XIIIe s. Tant [elle] fist que mortelment partout se fist haïr XVIe s. L'embusche fut descouverte, dont ce roy fut depuis haï mortellement Des desseings qu'il projecte contre ceste couronne qu'il a mortellement odieuse
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
adv.
De manière à faire mourir. Il est blessé mortellement, malade mortellement.
Pécher mortellement, Commettre un péché mortel.
Par exagération, Haïr mortellement. Cet homme est mortellement ennuyeux.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (1)
- mortellement — forme de base — /mɔʁtɛləmɑ̃/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mortellement#40863.