mortaise

mortaise

nom, féminin, /mɔʁtɛzə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (4 sens) — Académie 1935 (1 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Entaillure dans une pièce de bois ou de métal pour recevoir un tenon.

    Émile, un ciseau d'une main et le maillet de l'autre, achève une mortaise — Jean-Jacques Rousseau (1712-1778)

  2. Terme de serrurier. Ouverture que l'on fait dans une gâche pour recevoir un pêne. L'ouverture qu'il y a en tête du madrier des plombiers, et sur laquelle ils suspendent leurs moules à tuyaux.

  3. Petite pièce de bois percée de trous, par lesquels passent les sautereaux des clavecins et des épinettes.

  4. Terme de marine. Vide d'un moufle où l'on met le rouet. Trou dans lequel passe la tête du mât de hune.

Étymologie : Origine inconnue. Mordre ne peut donner mortaise. L'anglais mortise vient du français. On cite le kimry mortais, irl. mortis, mortaise ; mais sont-ils indigènes ?

Historique : XVIe s. Et nud à nud (pour mieux leurs corps ayser) Les vy tous deux par ung trou de mortaise

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. d’Arts — Entaille pratiquée dans une pièce de bois ou de métal pour y recevoir le tenon d’une autre pièce quand on veut les assembler. Ouvrage assemblé à tenons et à mortaises.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • mortaises — pluriel — /mɔʁtɛzə/
  • mortaise — singulier — /mɔʁtɛzə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée mortaise#40856.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.