morsure
nom, féminin, /mɔʁsyʁə/
Témoignages historiques
Frise des témoins : Littré 1873 (5 sens) — Académie 1935 (3 sens)
Littré (1873)
s. f.
Action de mordre.
Leur morsure [des surmulets] est non-seulement cruelle, mais dangereuse, elle est promptement suivie d'une enflure assez considérable, et la plaie, quoique petite, est longtemps à se fermer — Buffon (1707-1788)
Plaie avec contusion ou déchirure, que les animaux font en mordant. Morsure de cheval. La morsure d'un chien enragé.
Fig. Il se dit quelquefois de l'action de substances corrosives.
On remarque que l'or résiste aux impressions et aux morsures du sel et du vinaigre, qui résolvent et qui domptent toutes les autres matières — Rollin (1661-1741)
Fig. Effets de la médisance, de la calomnie. Les morsures de la calomnie.
Tout gonflé de poison il attend les morsures — Victor Hugo (1802-1885)
Morsure de puces, le cône pulicaire, coquille ainsi nommée de la forme et de la couleur de ses taches.
Étymologie : Dérivé du lat. morsum, supin de mordere, mordre ; provenç. et ital. morsura.
Historique : XIIIe s. Maufèz [diable], com m'avez mors de mauvèse morsure ! XVIe s. De la morsure ou picqueure de la vipere Telle dent, telle morsure
Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).
Académie française, 8e édition (1935)
n. f.
Meurtrissure, blessure faite en mordant. Morsure dangereuse, envenimée, mortelle. Faire une profonde morsure. La morsure d’un chien enragé. Guérir une morsure. Guérir d’une morsure. Morsure de puce.
Il se dit, par extension, d’une Meurtrissure, d’une atteinte quelconque. Les morsures de l’acier, de la flamme, du froid.
Fig., Les morsures de la calomnie.
Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.
Grammaire et formes (2)
- morsures — pluriel — /mɔʁsyʁə/
- morsure — singulier — /mɔʁsyʁə/
Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée morsure#40849.