morbidesse

morbidesse

nom, féminin, /mɔʁbidɛsə/

Témoignages historiques

Frise des témoins : Littré 1873 (1 sens) — Académie 1935 (2 sens)

Littré (1873)

s. f.

  1. Terme de peinture et de sculpture. Mollesse et délicatesse des chairs dans une figure. Dans le langage général, souplesse dans les attitudes, la démarche, les manières, mêlée d'une sorte de mollesse aimable. Fig.

    Cette mélodie [une barcarolle de la Muette de Portici], limpide et doucement émue, a couru le monde depuis trente ans qu'elle est éclose, et n'a rien perdu de sa fraîcheur et de sa morbidesse printanière — SCUDO

Étymologie : Ital. morbidezza, de morbido, de morbus ; il y a transition du sens de maladie à celui de grâce molle, comme d'un convalescent. Au XVIIe siècle, le mot ne s'employait encore que sous la forme italienne. En se regardant dans un miroir qui était dans la ruelle, elle [Mlle de Retz] montra tout ce que la morbidezza des Italiens a de plus tendre, de plus animé, de plus touchant

Émile Littré, Dictionnaire de la langue française — domaine public. Numérisation XMLittré, François Gannaz (CC BY-SA 3.0).

Académie française, 8e édition (1935)

n. f.

  1. T. de Beaux-Arts — Mollesse et délicatesse des chairs dans une figure.

  2. Il désigne aussi une Sorte de grâce maladive en art.

Dictionnaire de l'Académie française, huitième édition (1932-1935) — domaine public. Numérisation ATILF/Chicago, conversion communautaire.

Grammaire et formes (2)
  • morbidesses — pluriel — /mɔʁbidɛsə/
  • morbidesse — singulier — /mɔʁbidɛsə/

Source de l'entrée : Morphalou 3.1, licence LGPL-LR — entrée morbidesse#40743.

Entrée morphologique (v0.1). Données JSON : lemme.